Archive | mai, 2012

Réunion du groupe d’amitié UE-Maroc au Parlement européen

11 Mai

Mercredi 9 mai 2012, le groupe d’amitié UE-Maroc s’est réuni à Bruxelles à l’occasion de la mini-session plénière qui s’y tenait. Cette réunion a permis à la délégation qui s’est rendu à Rabat et Laâyoune du 29 mars au 2 avril de partager leurs expériences avec le reste des eurodéputés du groupe d’amitié. L’état des relations commerciales entre l’Union Européenne et leMaroc ainsi que les prochaines actions du groupe d’amitié ont également été discutés.

Les membres de la délégation qui se sont rendus au Maroc ont tenu à saluer un voyage dont l’organisation aura permis la rencontre d’un nombre impressionnant de grandes personnalités politiques marocaines : le Chef du gouvernement, Abdelilah BENKIRANE, le Ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, Aziz AKHANNOUCH, le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Saâdeddine EL OTHMANI pour ne citer qu’eux. Les députés ont ainsi témoigné sur trois sujets très important pour le Parlement européen : la situation du Sahara occidental, les retombées socio-économiques des accords commerciaux et l’état des droits de l’homme au Maroc.

Sur le sujet du Sahara occidental, les eurodéputés qui se sont rendus à Laâyoune ont briser la fausse image qui décrit les Provinces du Sud du Maroc comme une région sous développées en présentant une ville développée, sans bidonvilles, avec des infrastructures portuaires de haute qualité, des activités culturelles et sportives, et un centre universitaire en construction. On tranche radicalement avec les idées fausses et trop souvent colportées au Parlement européen sur la situation du Sahara marocain. Comparé à la ville de Tindouf, Laâyoune fait office de réussite économique indiscutable et contraste avec les camps que l’ont peut voir dans la ville algérienne. Les eurodéputés se sont prononcés clairement en faveur du plan d’autonomie de la région proposé par le Maroc auprès de l’ONU et ont insisté sur la nécessité d’alimenter ici, au Parlement européen, le débat sur les questions cruciales du Sahara occidental : sécurité, terrorisme, recensement des camps de Tindouf, droits de l’homme…

Les députés n’ont pas manqué de souligner la bonne voie sur laquelle le Maroc s’engage toujours plus en ce qui concerne le renforcement des droits de l’homme. Depuis 1956 des progrès énormes ont été réalisés à ce niveau et fait du Maroc un ilot de démocratie dans le monde arabe. C’est pourquoi les critiques dures que subit le Royaume du Maroc quand aux droits de l’homme au Parlement européen sont très surprenantes pour quiconque s’est rendu sur le terrain marocain.

Au niveau des retombées économiques des accords commerciaux, les visites de fermes agricoles et d’infrastructures portuaires, respectivement dans la région du Gharb et à Laâyoune, ont montré l’importance pour les marocains accordé à l’accord de pêche avec l’UE et présenté une organisation économique originale (le Plan Maroc Vert) qui permet aux petits et aux grands exploitants de s’associer pour bénéficier conjointement du commerce avec l’UE. On est bien loin des propos de José BOVE qui accusait l’accord agricole d’être un cadeau aux multinationales, sans aucun bénéfice pour le petit agriculteur marocain.

Enfin, grâce à la présence de l’ambassadeur du Maroc auprès des institutions européennes, Menouar ALEM, le groupe d’amitié a pu avoir un retour détaillé sur les discussions qui ont eu lieu entre le Maroc et l’UE lors du conseil d’association de Luxembourg, le 23 avril dernier. Le Maroc a voulu établir des bases claires de négociations pour un nouvel accord de pêche, aussi bien politiques que techniques, pour éviter qu’il ne soit rejeté à nouveau.

Cette réunion aura été l’occasion de réaffirmer au Parlement européen les avancées démocratiques et économiques du Maroc. Trop souvent noyé dans une vision unifiée et réductrice du Maghreb, il est important que le groupe d’amitié continue son travail d’informations à Bruxelles à propos de la situation réelle du Maroc. Conférences et invitations de personnalités marocaines sont en gestation et devraient bientôt voir le jour.

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L’UE accorde au Maroc une enveloppe supplémentaire de 80 millions euros au titre de l’année 2012

7 Mai

L’Union européenne a accordé au Maroc une enveloppe supplémentaire de 80 millions d’euros au titre de l’année 2012 pour accompagner le développement socio-économique du pays. Et, pour être plus précis et plus complet, l’Assistance technique et financière de l’UE au Maroc se poursuit à un niveau élevé avec 190 millions d’euros par an sur 5 années dont une première allocation supplémentaire de 80 millions € pour 2012.

Cette annonce a été faite par le Commissaire européen à l’Élargissement et à la Politique de Voisinage, Stefan Füle  lors de la conférence de presse tenue à l’issue des travaux de la 10ème session du Conseil d’association Maroc-UE tenue lundi à Luxembourg le 23 Avril 2012 avec la participation du ministre délégué aux Affaires étrangères, M.  Youssef Amrani.

Le Commissaire a indiqué en cette occasion que l’UE a pris note des “progrès remarquables” réalisés lors des discussions sur le nouveau Plan d’action de mise en oeuvre du Statut avancé entre le Maroc et l’UE, soulignant que ce plan “servira de feuille de route opérationnelle pour nos relations bilatérales au cours des cinq prochaines années”.

Le nouveau plan d’action, a-t-il ajouté, s’inscrit dans le sillage du processus de réforme politique, économique et sociale entrepris par le Maroc et dans le cadre de la nouvelle approche de la Politique européenne de voisinage révisée (PEV).

M. Füle a, d’autre part, noté que les relations Maroc-UE “sont actuellement dans une phase dynamique et positive”, comme en témoignent les accords importants signés entre les deux parties, notamment celui sur la libéralisation du commerce dans le domaine de l’agriculture, dont l’entrée en vigueur est prévue le 1er juillet 2012.

Le Plan d’action contient des orientations pour l’alignement progressif aux règles juridiques et réglementaires de l’acquis communautaire dans des domaines clés afin d’établir une plus grande intégration économique du Maroc avec l’UE, lui donnant des avantages au niveau de l’investissement étranger, l’accès au marché, la compétitivité et la création d’emplois.

D’autres négociations bilatérales sont en cours comme la libéralisation du commerce des services et l’établissement d’un partenariat pour la mobilité.

Le Commissaire européen s’est, par ailleurs, félicité de l’évolution positive dans les relations entre le Maroc et l’Algérieet du rôle important joué par le Royaume dans le domaine de la coopération régionale.