Retour sur le procès de Gdeim Izik

25 Fév

Kathryn Porter LHCRDepuis la semaine dernière, le verdict du procès de Gdeim Izik fait couler énormément d’encre au Maroc et en Europe. Deux ans après le démantèlement de ces camps dans les Provinces du Sud du Maroc, la fin de ce feuilleton judiciaire permet d’évaluer à sa juste valeur le système juridique marocain.

Il est important de rappeler les chefs d’accusation pour lesquels comparaisaient les activistes du Polisario. Au mois d’octobre-novembre 2010, ces personnes ont participé aux échaffourés de Gdeim Izik qui ont fait 11 morts parmi les forces de l’ordre, y compris un élément de la Protection civile et 70 blessés parmi les civils. Les corps des gendarmes avaient ensuite été mutilés avec une rare violence. On est bien loin de la vision romantique de cette affaire que le front Polisario tente de propager au sein d’une institution comme le Parlement européen, celle d’un procès politique où de simples manifestants seraient envoyés en prison au Maroc (C’est la teneur d’un courrier qui a été adressé à la plupart des députés européens la semaine dernière et qui occulte toutes les accusations de violences et de terrorisme…)

Malgré la sensibilité de ce procès au Maroc, force est de constater que le Royaume a joué le jeu de la démocratie selon de nombreux observateurs internationaux. Pour le Leadership Council for Human Rights (LHCR), l’une des plus importantes ONG des droits humains outre-atlantique, les inculpés ont eu « tous les recours et les garantis possibles au cours d’un procès qui s’est déroulé dans l’équité et la transparence ». Le rapport de cette organisation élaboré par des observateurs indépendants souligne que « les accusés ont aussi eu accès aux observateurs internationaux, aux journalistes et aux militants des droits humains qui suivaient le procès ». L’image d’un Maroc opérant dans l’ombre pour museler des revendications politiques semble bien désuète face à ces témoignages…

L’écrivain et journaliste espagnol, Chema Gil, présent lors du procès, va même plus loin en déclarant que le procès des individus impliqués dans les évènements de Gdeim Izik confirme que le Maroc est doté d’un système judiciaire inspiré d’un modèle constitutionnel avancé. Pour la Présidente du LHCR, ce procès démontre la volonté marocaine de respecter la primauté de la loi et sa volonté de préserver la dignité et la liberté de tous les Marocains.

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