Archive | avril, 2013

Réaction à la résolution 2099 des Nations Unies

26 Avr

Nations UniesLe Conseil de Sécurité des Nations Unies a adopté aujourd’hui sa 6951ème résolution sur le sujet du Sahara occidental. Cette résolution n’intègre au final pas l’élargissement du mandat de la MINURSO à la surveillance des droits de l’homme au Sahara occidental. Gilles PARGNEAUX, Président du groupe d’amitié Union européenne-Maroc a souhaité revenir sur ce sujet.

« Je salue la décision américaine de ne pas étendre le mandat de la MINURSO. Il aurait été paradoxal de jeter le doute sur l’engagement en faveur des droits de l’homme du Maroc au moment même où ce dernier installe des centres régionaux du Conseil National des Droits de l’Homme dans les Provinces du Sud. Ces antennes régionales assurent une gestion et un traitement des problèmes relatifs aux droits de l’homme de façon efficace et indépendante tout comme le préconise l’ONU » a déclaré Gilles PARGNEAUX.

« Je me félicite surtout de la pérennité de la bonne relation entre le Maroc et les États-Unis. Cette relation est de la plus haute importance dans l’optique de trouver au plus vite une solution à ce conflit, urgence que ne manque pas de le rappeler à juste titre l’ONU dans ces dernières déclarations. Cette solution doit passer par la proposition marocaine d’autonomie des Provinces du Sud, plus crédible et plus durable qu’une auto-détermination qui est d’ailleurs rendue impossible, de fait, par les autorités du Front Polisario. C’est Christopher Ross lui-même, lors de son allocution devant le Conseil de Sécurité, qui souligne leur refus de procéder au recensement obligatoire dans les camps de Tindouf pour réaliser ce processus » poursuit le député européen.

« En plus de ce lien entre les États-Unis et le Maroc, il convient de renforcer encore davantage la relation entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc. C’est à cette fin que je vais organiser deux évènements dans les semaines à venir : d’abord l’organisation d’une conférence au Parlement européen sur le thème du processus démocratique marocain et de l’état des droits humains au Maroc. Je souhaite inviter Driss EL YAZAMI, Président du Centre National des Droits de l’Homme, pour qu’il témoigne de son action et de ses engagements forts au Maroc. Ensuite, dans le cadre du groupe d’amitié UE-Maroc, je vais amener à nouveau une délégation d’eurodéputés dans les Provinces du Sud afin qu’ils puissent constater eux-mêmes de la situation économique, démocratique et sociale de cette région. Ces évènements sont nécessaires pour dépassionner un débat qui subit énormément d’interférences de la part de personnes n’ayant jamais réellement mis les pieds sur le terrain pour se faire leur propre opinion » conclut Gilles PARGNEAUX

Les négociations sur l’accord de libre-échange compler débutent entre le Maroc et l’Union européenne

23 Avr

Les négociations en vue de renforcer l’accord de libre-échange déjà existant entre l’Union européenne et le Maroc ont démarré concrètement lundi à Rabat, moins de deux mois après une visite à Rabat du président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

L’objectif de ces négociations est de revaloriser l’accord existant depuis 2000, qui concerne notamment les produits agricoles, et de couvrir de nouveaux domaines comme les services et les marchés publics. Il s’agit également de mieux protéger les investissements et les nouveaux engagements en matière de concurrence et de droits de la propriété intellectuelle.

« Pour rendre plus efficaces les dispositions de libre-échange existantes, les négociateurs chercheront en outre à simplifier les procédures douanières et à alléger les barrières commerciales liées à la lourdeur de normes industrielles incompatibles ou superflues, ou encore, dues à des exigences en matière de sûreté alimentaire », a souligné la Commission européenne dans un communiqué.

AFP

Témoignage sur les avancées des droits de l’homme au Maroc

18 Avr

En réaction à la volonté des États-Unis d’élargir le mandat de la MINURSO à la problématique des droits de l’homme, Gilles PARGNEAUX, Président du groupe d’amitié UE-Maroc, a voulu témoigner des efforts répétés marocains en faveur du développement de ces droits au Sahara occidental.

« La création du Conseil National des Droits de l’Homme, la réforme constitutionnelle et les bénéfices de l’Instance Équité et Réconciliation sont les preuves de la volonté marocaine, sans précédent dans les pays du Maghreb,  de promouvoir durablement une culture des droits de l’homme au sein du Royaume » a déclaré Gilles PARGNEAUX.

Et le député européen d’ajouter : « Les droits des femmes, la réforme du code de la famille, la feuille de route démocratique tracée par la Constitution de juillet 2011 sont autant d’avancées déterminantes qui peuvent élever le Maroc comme un modèle pour beaucoup de pays comme l’a souligné le Président de la République devant le Parlement marocain le 4 avril dernier. »

La question de la jeunesse en Algérie et au Maghreb

15 Avr

Les 11 et 12 avril 2013, je me suis rendu en Algérie avec une délégation d’eurodéputé du groupe Socialistes&Démocrates du Parlement européen pour rencontrer des personnalités politiques de haut niveau et participer à un débat organiser par le Global Progressive Forum. J’ai ainsi pu m’entretenir avec les Présidents des deux chambres du Parlement algérien, la Vice présidente du Conseil de la Nation, l’ambassadeur de l’Union Africaine, le ministre des affaires étrangères, l’ambassadeur de l’UE en Algérie et des membres de la société civile.

Lors du débat du Global Progressive Forum, j’ai participé à un panel sur la situation de la jeunesse algérienne.

Malgré la situation critique algérienne, évoquer la problématique de la jeunesse dans ce pays est d’une grande pertinence. Avec une population de moins de 30 ans qui représente plus de 70% de la population totale, l’Algérie peut être le laboratoire d’une politique de la jeunesse utile pour l’ensemble du monde arabe. L’Algérie ne pourra à terme vivre sur ses seules ressources en hydrocarbures, prendre en compte la jeunesse dans sa globalité, que ce soit au niveau des questions d’emploi, de logement, d’éducation, de loisirs, de culture, etc., est le moyen d’assurer le futur du pays.

Parler d’inclusion économique des jeunes peut sembler paradoxale en Algérie tant la situation des jeunes ressemble davantage à une exclusion économique. Entre 25 et 30% des jeunes sont au chômage, la plupart travaille en dehors du secteur légal et n’ont donc aucune couverture sociale… On est bien loin d’une société harmonisée où la sécurité sociale est un ciment du vivre ensemble. Les manifestations qui ont lieu et ont eu lieu à Ouargla depuis le 29 janvier montrent que la contestation du printemps arabe en Algérie n’a pas été réellement éteinte par les mesures du gouvernement (contrats dinsertion, incitations fiscales, soutien à la création dentreprises). Des vraies mesures pour l’inclusion économique des jeunes se font encore attendre.

Pour beaucoup de jeunes algériens, le pays est une « prison à ciel ouvert »: pas de perspective d’emploi, délinquance omniprésente, éloignement des politiques sont les piliers du quotidien d’une jeunesse pour qui l’avenir en Algérie est avant tout morose.

En parallèle de l’inclusion économique, c’est la justice sociale qui doit être l’objectif ultime. La justice sociale passe par la participation à la vie politique, meilleur vecteur des revendications et préoccupations des jeunes. Les jeunes disposent de très peu d’instances de concertation avec les pouvoirs publics et sont donc la plupart du temps absent de l’édification des choix politiques qu’ils soient locaux, régionaux ou nationaux. Il n’existe par exemple aucun mécanisme de participation local ou national à la vie des villes et du pays. Il faut créer de telles entités pour s’efforcer, premièrement, de réduire le fossé existant entre les politiques et les jeunes, et deuxièmement pour améliorer la gouvernance des collectivités locales qui pourront ainsi mieux répondre aux attentes des jeunes. La justice sociale peut être au service de l’inclusion économique.

Autre piste d’inclusion sociale : la vie associative. La vie associative est un relais d’inclusion sociale et peut permettre le développement d’une économie sociale en parallèle à une économie classique moribonde en Algérie. Ce qui ressort des études menées sur ce secteur en Algérie, c’est le manque de formation et de moyens des personnes qui s’occupent de ces associations. Dans ce contexte, on peut largement saluer les efforts de l’Union européenne qui finance des projets de formation à la gestion dans le milieu associatif algérien à travers le programme euromed jeunesse. Ce programme dispose d’un budget de 11 millions d’euros pour la période 2010-2014 et pour l’ensemble des pays partenaires (les pays méditerranéens de la rive sud).

Au final, inclusion économique et justice sociale sont les deux facettes d’un même problème. Pour lutter efficacement contre le chômage, il faut une démocratie et un dialogue social.

François Hollande en visite officielle au Maroc

4 Avr

francois-hollande-est-accueilli-par-le-roi-mohammed-vi-lors-de-10891832uturk_1713Le Président de la République française, François Hollande, est en visite au Maroc du 3 au 4 avril 2013. Mohamed VI fut le premier chef d’Etat que M. Hollande reçut  après son élection et c’est maintenant au tour du Président français d’être accueilli par le Royaume du Maroc.

Accompagné d’une importante délégation ministérielle (Laurent Fabius, Ministre des Affaires Etrangère, Pascal Canfin, Ministre du Développement, Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des Femmes, Nicole Bricq, Ministre du Commerce Extérieur, Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, Frédéric Cuvillier, Ministre des Transports, Mer et Pêche, Geneviève Fioraso, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et Yamina Benguigui, Ministre de la Francophonie), d’une soixantaine de grandes entreprises françaises et de personnalités politiques, culturelles et cultuelles, François Hollande a réalisé un voyage sous le signe des liens économique et stratégiques avec le Maroc. Une trentaine de conventions, accords économiques et parteneriats ont ainsi été signés, notamment dans les secteurs de l’agroalimentaire, les énergies renouvelables, le traitement de l’eau, les transports ferroviaires, l’halieutique, la culture, l’enseignement supérieur…

Le Président français a rappelé le soutien de la France à la solution politique proposée par le Maroc afin de résoudre le différend  sur le Sahara.

Le climax de ce déplacement sera sans aucun doute le discours de François Hollande devant le Parlement marocain à Rabat où il devra aborder les grandes problématiques qui traversent les relations entre la France et le Maroc : La jeunesse, l’immigration, l’évolution de la situation au Sahel, le terrorisme et l’actualité dans le monde arabe…