Archive | juillet, 2013

L’Union européenne et le Maroc s’accordent sur un nouvel accord de pêche

25 Juil

L’Union européenne et le Maroc ont conclu un nouveau protocole de pêche mercredi 24 juin 2013, 1 an et demi après que le Parlement européen ait annulé l’ancien protocole en décembre 2011. Cet accord doit permettre à plus de 120 navires européens d’accéder à nouveau aux eaux du royaume du Maroc.

Après six rounds de négociations, les autorités respectives ont finalement ratifié un nouveau protocole de 4 ans qui inclut des contreparties financières à l’égard du Maroc à hauteur de 40 millions d’euros. Cet accord garantit la durabilité dans la mesure où il limite l’activité de pêche aux ressources excédentaires pour toutes les pêcheries et présente un bon rapport qualité-prix. Les préoccupations marocaines ont ainsi bien été entendues par les autorités européennes qui se sont rapprochées des positions de leur homologues de la rive sud de la méditerranée. Notons tout de même que les pêcheurs européens sont les véritables bénéficiaires de l’accord de pêche avec le Maroc.

Le sort de cet accord est une nouvelle fois entre les mains des législateurs européens et marocains, et notamment du Parlement européen, qui devront le ratifier. Les parlementaires européens ne doivent pas réitérer l’erreur de décembre 2011 et c’est pourquoi le groupe d’amitié UE-Maroc les appelle à faire preuve de responsabilité : n’oublions pas que le Maroc est le seul pays ayant obtenu un Statut avancé avec l’UE et qu’il est le partenaire pionnier de notre nouvelle politique d’association avec les négociations actuellement en cours d’un accord de libre échange complet et approfondi. Les parlementaires européens ont le devoir de ne pas affaiblir les bases du partenariat et de la confiance qui ont été créées avec le Maroc.

 

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Le Maroc, acteur clé en matière de sécurité pour l’UE

8 Juil

Notre groupe l’a déjà affirmé à plusieurs reprises, notamment sur ce site : le Maroc doit être un des partenaires clés de l’UE dans la gestion de la sécurité au Sahel. Compte tenu de son interdépendance avec l’Afrique du Nord, cette région du Sud du Maroc est la frontière de l’extrême sud de l’Europe. A travers sa position géographique et sa relation de longue date avec l’UE , le Maroc apparaît comme un trait d’union entre le Nord et le Sud de cette aire géographique, ce qui fait du Royaume un interlocuteur de choix pour l’UE avec les pays du Sahel.

Etant donné l’implication en termes économiques, mais aussi en termes de développement d’infrastructures et de politiques publiques, le Maroc est l’un des pays qui s’est le mieux occupé de sa frontière sud, empêchant l’émergence d’un Etat de non droit dont nous avons récemment constaté les conséquences désastreuses au Mali. Le Maroc a ainsi acquéris un important capital de confiance et de légitimité sur cette scène régionale qui permettrait une coopération efficace dans la gestion sécuritaire. L’UE n’a pas manqué de reconnaître cette qualité au royaume chérifien ; le représentant spécial européen dans la région a ainsi assuré que l’Europe était prête à collaborer plus étroitement avec le Maroc dans cette démarche.

L’Union européenne voit dans le Maroc un partenaire pour promouvoir une approche globale dans cette région qu’il s’agisse des domaines de la justice, de la police, du contrôle des frontières et surtout de la cohérence de l’action entre les états. L’UE est en effet encline à développer toute forme de coopération régionale de l’Union du Maghreb Arabe dans la région sahélienne, seule réponse durable aux problématiques du Sahel. Le groupe d’amitié UE-Maroc, qui défend l’UMA et ses effets bénéfiques pour la coopération sécuritaire, se réjouit donc des dernières déclarations de la Commission européenne en la matière.