Archive | septembre, 2013

Première étape franchie pour le rapport Tannock sur les droits de l’homme au Sahel

24 Sep

saharaLa commission des affaires étrangères vient d’adopter le rapport sur les droits de l’homme au Sahel de Charles Tannock, avec 46 voix pour et 13 abstentions.

Malgré son intitulé, le rapport du député conservateur anglais s’attarde largement sur la question du Sahara avec près d’un tiers des paragraphes qui lui sont dédiés. Le projet de rapport comportait des éléments incriminant le Maroc et éludant les efforts réalisés par le Royaume dans la promotion des droits de l’homme et le développement des Provinces du Sud de son pays. N’oublions pas que le Maroc est l’un des seuls pays à avoir porté son attention sur sa partie saharienne, à y avoir développé un état de droit respectable qui a empêché le développement d’un terreau terroriste que l’ensemble de la communauté internationale condamne aujourd’hui au Sahel.

Le groupe d’amitié UE-Maroc s’est mobilisé pour rectifier le tir et finalement obtenir un rapport plus acceptable. La question de l’accord de pêche a ainsi été exclue du rapport de la commission, nous jugions cette mention beaucoup trop sévère au moment même où l’UE négocie un renouvellement de ce protocole de pêche. Ce sont d’abord les pêcheurs européens, et en particulier espagnols, qui profiteront de cet accord. Mettre un premier coup de canif dans les négociations aurait été un très mauvais signal vis-à-vis de nos partenaires et des travailleurs européens qui subissent la crise de plein fouet.

Le texte va maintenant être examiné et voté en séance plénière du Parlement européen lors de le semaine du 21 au 24 octobre prochain. Le groupe d’amitié UE-Maroc restera mobilisé jusqu’à cette date pour qu’un texte convenable sorte du vote des députés.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE sur la publication du rapport thématique du Conseil National des Droits de l’Homme (C.N.D.H.) relatif à la situation des migrants et des réfugiés au Maroc

10 Sep

Gilles Pargneaux, Président du Groupe d’Amitié UE-Maroc, se félicite de la publication du rapport thématique du Conseil National des Droits de l’Homme (C.N.D.H.) relatif à la situation des migrants et des réfugiés au Maroc remis au Roi Mohammed VI ce lundi 9 septembre.

Avec 240 millions de migrants internationaux en 2012, les migrations constituent aujourd’hui, un peu partout dans le monde, un sujet de préoccupation et débats constants.

Le C.N.D.H. préconise en matière de migration la mise en oeuvre d’une véritable politique publique protectrice des droits, basée sur la coopération internationale en associant la société civile.

De même, le C.N.D.H. appelle les pouvoirs publics, l’ensemble des acteurs sociaux et les pays partenaires du Maroc à prendre acte des nouvelles réalités ayant trait à cette question et à agir en commun pour l’élaboration et la mise en oeuvre de cette politique publique. Le C.N.D.H. recommande, à cet effet, que cette politique intègre quatre grandes composantes concernant la situation des réfugiés et des demandeurs d’asile, les étrangers en situation administratives irrégulière, la lutte contre la traite des personnes et les étrangers en situation régulière.

Gilles Pargneaux se félicite de l’accueil favorable du Roi Mohammed VI concernant ce rapport où il exprime que ce sujet doit être approché de manière globale et humaniste, conformément au droit international et dans le cadre d’une coopération multilatérale rénovée.

Pour Gilles Pargneaux, il ne faut pas négliger cette question migratoire subsaharienne auquel est confronté de façon fort isolée le Maroc. Pour preuve de l’ampleur de cette immigration, le Maroc a financé le retour de 14.000 migrants irréguliers en collaboration avec l’Organisation International pour les Migrations (O.I.M.).

Ce rapport a le mérite de faire part de manière objective d’une situation qui dépasse le Maroc seul et qui implique fortement l’Union Européenne. Pour Gilles Pargneaux, il est donc important que l’Union Européenne renforce sa politique de coopération avec le Maroc sur ce sujet et se dote de moyens financiers permettant une telle politique afin de contrôler cette immigration et de trouver des solutions dans les pays d’origine.

En réalité, le Maroc n’est que le dernier rempart de cette migration avant l’Europe conclut le Président du Groupe d’Amitié UE-Maroc.