Archive | novembre, 2013

La commission Pêche donne son feu vert à l’accord de pêche avec le Maroc.

27 Nov

La commission Pêche du Parlement européen vient de donner son accord de pêche entre l’Union européenne et le Maroc. 13 députés ont voté pour, 8 contre et 2 se sont abstenus. Gilles PARGNEAUX, député européen socialiste et Président du groupe d’amitié Union européenne-Maroc, revient sur l’issue de ce vote.

« Je tiens d’abord à saluer le vote des députés de la commission Pêche. Après le rejet par le Parlement européen du précédent protocole de pêche avec le Maroc le 14 décembre 2011, il était important d’envoyer un signal positif à notre partenaire marocain » déclare Gilles PARGNEAUX.

« C’est le fruit d’un long travail de persuasion que nous avons mené au sein du Parlement européen qui a notamment permis l’évolution de la position du groupe socialiste européen. Je me félicite particulièrement de cette avancée » note l’eurodéputé socialiste.

« Les services juridiques du Parlement européen ont affirmé la légalité d’un tel accord à la lumière du droit international et de nombreuses avancées sur les termes du protocole ont été réalisées entre les deux parties, je ne voyais donc, pour ma part, aucune raison sérieuse pour continuer à rejeter cet accord » selon le Président du groupe d’amitié Union européenne-Maroc.

« Il est paradoxal que certains députés appellent encore au rejet de l’accord de pêche au nom de la défense des sahraouis alors que ces mêmes populations locales seront dans l’incapacité de bénéficier de la moindre retombée économique si le Parlement européen refuse que les bateaux d’Europe pêchent au Maroc et emploie, obligatoirement, des pêcheurs marocains » poursuit Gilles PARGNEAUX.

« L’ensemble des députés européens devront désormais voter ce texte lors de la session plénière de décembre prochain. Ne gâchons pas une opportunité d’apporter une nouvelle pierre à l’édifice qui doit permettre à l’Europe et au Maroc d’apporter une nouvelle pierre à la construction du Statut avancé, statut unique en son genre dans le monde arabe  » conclut le député européen socialiste.

Le groupe d’amitié UE-Maroc représenté au 50ème anniversaire du Parlement marocain

25 Nov

Le groupe d’amitié UE-Maroc, via son Président Gilles Pargneaux et certains de ses membres, était présent ce 25 novembre à Rabat pour célébrer le cinquantenaire du Parlement marocain et la force de la vie parlementaire marocaine.

Cette histoire parlementaire au Maroc symbolise, dès l’indépendance du pays, l’originalité du Maroc au Maghreb et dans le monde arabe.

Le multipartisme, fer de lance des véritables démocraties, est une réalité marocaine depuis les premiers jours de l’indépendance. Cette réalité a d’ailleurs longtemps tranché avec les voisins du Royaume où parti unique et autocratie prévalaient et, parfois, prévalent toujours…

Ce que je constate au Maroc, c’est une normalisation de la pratique parlementaire depuis de nombreuses années, normalisation qui rend possible une vie démocratique saine au profit de tous les marocains.

Nous l’affirmons, l’Union européenne ne s’est pas trompée en 2008 lorsqu’un Statut avancé a été établi avec le Maroc, car c’est avec le Maroc que nous partageons le plus de valeurs sur la rive sud de la Méditerranée.

Au-delà de l’économie, du commerce et de la croissance, c’est bien la démocratie et les droits de l’homme qui sont nos valeurs les plus chères et les plus communes.

Soulignons un moment en particulier qui, d’après moi, a été remarquable  et pour la vie parlementaire marocaine et pour la relation entre le Royaume et l’Union européenne : L’adoption de la révision constitutionnelle proposée  en 2011 à l’initiative de Sa Majesté le Roi.

Avec elle, ce fut la première fois qu’un Premier Ministre était automatiquement désigné au sein de la majorité parlementaire, c’est une victoire de la démocratie parlementaire et de l’État de droit marocain mais il s’agit, une fois de plus, d’un marqueur de l’exception marocaine au sein du monde arabe.

L’action de Sa Majesté a été salvatrice à un moment où la société marocaine demandait un changement fort dans la pratique du pouvoir.

Les revendications des marocains ont été entendus et mises en application, là réside la différence avec les autres pays ayant connus des révolutions arabes.

Les actions du Roi ont permis au Maroc de consolider son îlot de démocratie et d’être l’un des rares pays du monde arabe à connaitre une telle stabilité.

La vivacité de la vie parlementaire marocaine doit être le catalyseur de nos relations entre votre Royaume et l’Union européenne. Le groupe d’amitié UE-Maroc n’a de cesse de souligner les avancées du royaume et les intérêts mutuels d’un partenariat toujours plus profond entre nos deux rives de la méditerranée.

Le groupe d’amitié UE-Maroc se félicite des liens existants entre les parlementaires marocains et les parlementaires européens au sein de la Commission Paritaire Mixte UE-Maroc. Son existence et son dynamisme sont une réelle plus-value pour la compréhension mutuelle entre les membres des Parlements et pour mieux faire connaître les réalités et les problématiques qui traversent le Royaume du Maroc aujourd’hui.

L’intérêt de l’Europe et du Maroc c’est de poursuivre le rapprochement législatif et les relations parlementaires pour créer une grande zone d’échanges économiques et humains, c’est de permettre un développement harmonieux du Royaume à travers la colocalisation, c’est d’approfondir la démocratie politique et sociale au profit de tous les marocains, c’est, au final, de construire ensemble une grande région d’influence méditerranéenne.

Avançons dans la construction de la relation euro-marocaine

19 Nov

Le Conseil européen a validé l’accord de pêche entre l’UE et le Maroc lundi 18 novembre. Le Parlement européen est le dernier à donner son avis sur la question. Nous sommes en bonne voie pour une ratification d’un accord de pêche souhaitable pour les pêcheurs européens. Ne ratons pas une occasion de souligner notre volonté d’approfondissement de nos relations avec nos partenaires marocains.

La Commission européenne vient d’adopter la deuxième partie de son programme d’action 2013 en faveur du Maroc d’un montant de 166,9 millions d’euros pour aider l’éducation marocaine. Soyons cohérents dans nos actions politiques et poursuivons la construction de la relation euro-marocaine en ratifiant l’accord de pêche.

Tribune dans le Huffington Post : Algérie, chaînon manquant du Grand Maghreb

15 Nov

Depuis maintenant 21 ans, les frontières entre le Maroc et l’Algérie sont fermées. L’Union du Maghreb arabe n’a plus tenu de sommet sérieux et productif depuis des années et l’espoir d’un Grand Maghreb intégré s’efface toujours plus.

Fait dramatique, cette non-coopération politique a des répercussions économiques et sociales vertigineuses pour le Maghreb, c’est ainsi presque 2% de PIB qui sont perdus pour chaque pays de la région.

L’Algérie a une place singulière dans la construction de ce Grand Maghreb. Fort de sa puissance économique, le pays est un poids lourd de la région. Cette puissance n’est pourtant qu’une façade: les exportations algériennes sont constituées à 97% d’hydrocarbures… Fondamentalement dépendante de ce secteur, le moindre soubresaut de l’économie pétrolière peut provoquer de graves conséquences. Le pétrole est aujourd’hui une force sclérosante pour l’Algérie.

Sans développement des autres secteurs de l’économie, l’Algérie se retrouve au final dans une situation où sa jeunesse fait face à un chômage endémique, catalyseur de l’économie parallèle et de la désillusion vis-à-vis des politiques. N’oublions pas que les moins de 30 ans représentent 60% de la population algérienne et que près d’un quart de cette jeunesse est au chômage sans perspective d’épanouissement.

Cette chape de plomb économique et sociale doit être levée. La diversification de l’économie et l’essor d’une vie associative intense permettra à l’Algérie de donner un horizon à sa jeunesse et de coopérer avec ses voisins. L’agriculture, l’industrie agroalimentaire, le tourisme, les échanges universitaires sont des secteurs où peuvent naître des poches d’intégration maghrébine. C’est par des projets concrets qu’émergera cette Union du Maghreb Arabe qui a tant de mal à exister. Le Maghreb est la zone géographique la moins intégrée du monde, il faut désormais aller de l’avant sous peine d’être éternellement dépassé et exclu du concert des nations.

L’Algérie doit dès lors prendre toute sa place dans la construction de l’UMA, que ce soit en diversifiant son économie ou en coopérant avec ses voisins. L’Europe a évidemment un rôle à jouer dans cet élan algérien vers l’intégration régionale. Aider le pays à réduire sa dépendance au secteur énergétique dans une logique de rapprochement avec ses voisins est profondément ancré dans la volonté partenariale de l’UE et de l’Algérie, c’est toute l’ambition de la politique européenne de voisinage.

Autre point crucial qui intéresse l’Algérie, l’Europe et l’Union du Maghreb Arabe: la coopération sécuritaire comme projet clé de l’intégration maghrébine. L’Algérie à un rôle incontournable en matière de sécurité au Sahel, son histoire et sa force militaire en attestent. La république algérienne doit cependant accepter le caractère commun de la gestion sécuritaire du Sahel. Le Maroc tient une conférence à Rabat pour le renforcement de la sécurité régional entre le Sahel et le Maghreb le 14 novembre, c’est un signal pour relancer cette coopération sécuritaire avec le Maroc que l’Algérie a toujours refusée. Elle doit saisir l’occasion pour penser une ambitieuse gestion commune de la sécurité du Sahel, région où le terrorisme se joue actuellement de la faiblesse des frontières et du délitement des États sub-sahariens.

Diversification de l’économie, levée de la chape de plomb social et coopération sectorielle et sécuritaire sont les jalons qui permettront à l’Algérie de devenir un moteur de la construction du Grand Maghreb. Si l’Europe peut aider le pays dans cette démarche, la volonté politique reste la condition sine qua non de ce projet. Les décideurs algériens doivent l’entendre une année avant une élection présidentielle dont le renouvellement de la classe politique est l’un des espoirs.

L’accord de pêche UE-Maroc jugé légal par le Parlement

8 Nov

Le service juridique du Parlement européen a rendu un avis positif sur l’accord de pêche UE-Maroc. En accord avec les différentes législations européennes et internationales, rien ne s’oppose à la signature d’un tel accord.

Vous-pouvez lire ici l’intégralité de cet avis juridique : avis juridique UE Maroc

«Voter pour le nouveau protocole de pêche», le Président du groupe Socialiste en faveur de l’accord de pêche UE-Maroc

8 Nov

Le chef de file des Socialistes invite les membres de son groupe, au Parlement européen, à voter pour l’accord de pêche qui est bien meilleur que le précédent.

Le président de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen, Hannes Swoboda, a invité mercredi les membres de son Groupe à voter en faveur du nouveau protocole de pêche paraphé en juillet dernier par le Maroc et la Commission européenne. 

«Il est important qu’on prenne nos responsabilités et voter pour le nouveau protocole de pêche qui est bien meilleur que le précédent accord», a lancé le parlementaire autrichien à l’adresse des 194 membres de son Groupe, réunis au siège du Parlement européen à Bruxelles. 

Plusieurs points ont été améliorés par rapport à l’ancien accord de pêche, a-t-il relevé, citant en particulier le ratio coût-avantage et la durabilité des ressources halieutiques qui sera mieux assurée dans l’actuel texte.

Au-delà des aspects techniques de l’accord, présentés en détail dans le cadre de la commission de pêche, un vote favorable pour le nouvel accord traduira la volonté de l’Europe de renforcer ses relations avec le Royaume du Maroc, a-t-il souligné. 

Le président du groupe de l’APSD au PE a appelé, dans ce sens, à continuer sur la voie du «dialogue constrictif ouvert» avec le partenaire marocain et à renforcer les instruments de coopération entre les parlementaires européens et les différents niveaux décisionnels au Maroc. 

Conclu pour une durée de quatre ans, le nouveau protocole prévoit six catégories de pêche avec une réduction des possibilités de pêche par rapport au précédent, en autorisant 126 navires européens contre 137 auparavant. 

Ce protocole, dont la contrepartie financière totale annuelle estimée à 40 millions d’euros, dont 14 millions dédiés au renforcement économique du secteur de la pêche nationale, a pour objectif principal d’offrir des possibilités de pêche pour les navires de l’UE dans les eaux du Maroc dans les limites du reliquat disponible. Il vise aussi à renforcer la coopération entre Rabat et Bruxelles en vue de l’instauration d’un cadre de partenariat pour le développement d’une politique de pêche durable qui bénéficie aux deux parties. 

Le vote en commission Pêche de ce nouveau protocole est prévu le 27 novembre. 

Débat sur l’accord de pêche UE-Maroc aujourd’hui au Parlement européen

4 Nov

Les députés européens membres de la commission Pêche du Parlement européen se sont réunis aujourd’hui, lundi 4 novembre 2013, pour examiner le rapport de la député espagnol Carmen Fraga Estevez sur le futur protocole de pêche entre l’UE et le Maroc. Le 14 décembre 2011, une majorité des députés européens avait décidé de ne pas poursuivre le partenariat entre les deux rives de la méditerranée dans le domaine de la pêche car ceux-ci ne jugeaient pas légitime l’inclusion du Sahara dans le champ d’application de cette politique.

Deux ans plus tard, nous revoilà en train de négocier cet accord et nous entendons encore trop souvent les mêmes arguments anti-maroc qui n’ont pas évolués. Pourtant, on ne peut que constater l’effort consenti par le Maroc pour modifier les termes de cet accord de pêche : la contrepartie financière européenne est en diminution car elle passe de 36,1 millions à 30 millions d’euros, soit une réduction de 17%, une clause de respect des droits de l’homme est inclus dans les modalités de suspension du protocole, un contrôle accru des retombées économiques de l’accord sur les populations locales est prévu… Au final, il est paradoxal que certains députés appellent encore au rejet de l’accord de pêche au nom de la défense des sahraouis alors que ces mêmes populations locales seront dans l’incapacitié de bénéficier de la moindre retombée économique si le Parlement européen refuse que les bâteaux d’Europe pêchent au Maroc et emploie, obligatoirement, des pêcheurs marocains.

Une fois de plus le groupe d’amitié UE-Maroc le répète : le Maroc est une vitrine démocratique dans le monde arabe. Le royaume, grâce au Statut avancé qui le lie avec l’Europe et à l’accord de libre échange complet et approfondie qui est en train d’être négocié, à vocation à s’intégrer toujours plus dans une grande zone économique, sociale et démocratique avec l’Union européenne. Ne gâchons pas une opportunité d’apporter une nouvelle pierre à cet édifice qui doit permettre à l’Europe et aux pays du Maghreb dans leur ensemble de former une grande région d’influence économique et culturelle à même survivre dans la mondialisation.