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Le Maroc est un partenaire clé et stratégique pour l’UE : courrier à Federica Mogherini

21 Fév

courrier-mogh-page-2-20022017 courrier-mogh20022017Après les récentes évolutions juridiques entre l’UE et le Maroc, qui se sont d’ailleurs finalisées par l’annulation de l’arrêt de la Cour de Justice de l’Union européenne, j’ai voulu interpeller la Haute Représentante de l’Union pour les affaires extérieures sur la place stratégique du Maroc pour l’Union européenne.

Dans cet article, vous pourrez consulter publiquement le courrier que je lui ai addressée.

Annulation de l’arrêt du tribunal de la CJUE sur l’accord agricole UE-Maroc – reaction de Gilles Pargneaux

21 Déc

Gilles Pargneaux, député européen et Président du groupe d’amitié Union européenne-Maroc, a souhaité réagir à la décision de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) d’annuler l’arrêt remettant en cause l’accord agricole entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc :

 

« C’est une excellente nouvelle pour l’Europe et le Maroc. Je salue cette triple victoire.

Une victoire qui va d’abord conforter les relations économiques entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc dans le cadre de l’accord agricole. Celui-ci va permettre tant aux marocains qu’aux européens de développer leurs activités dans le domaine agricole et d’ouvrir ainsi un marché prometteur d’avenir. Cette décision juridique c’est donc du concret pour les emplois tant en Europe qu’au Maroc.

Il s’agit aussi d’une victoire qui va renforcer notre partenariat indispensable avec le Maroc. Outre le domaine essentiel de l’agriculture,  notre relation avec le Maroc c’est également la coopération sécuritaire, le développement économique et celui de l’emploi. Là aussi, nous avons besoin d’accroître notre relation dans ces domaines, ce que cette décision permettra de conforter. C’est ce qu’il faut retenir de cette décision : le partenariat euro-marocain est porteur d’avenir.

Enfin, c’est aussi une victoire politique face à ceux qui conteste la place du Sahara sous l’égide du Royaume du Maroc. La Cour refuse en effet au Polisario le droit de représenter une hypothétique entité autonome au Sahara et rappelle le droit international : c’est dans le cadre de l’ONU que les négociations pourront se faire, notamment sur la base de la proposition marocaine d’autonomie. Cette décision dès lors consolide la place de l’Europe comme facilitateur afin de permettre cette issue favorable qu’est la solution d’autonomie proposée par le Royaume du Maroc, sous l’égide de l’ONU et de son nouveau Secrétaire général Antonio Guterres.

Il s’agit maintenant de mettre fin à 40 ans de conflits et ainsi de faire en sorte que la proposition d’autonomie du Sahara au sein du Royaume du Maroc mise en avant par Sa Majesté le Roi Mohamed VI devienne une réalité et permette la réconciliation de toutes et tous.

 

Réaction de G. Pargneaux aux conclusions de l’avocat général sur l’accord agricole UE-Maroc

13 Sep

L’avocat général de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) a aujourd’hui rendu ses conclusions sur l’arrêt de la CJUE relatif à l’accord agricole UE-Maroc. Gilles PARGNEAUX, député européen, a souhaité réagir :

« Les conclusions de l’avocat général sont claires et nettes : l’arrêt de la Cour de Justice doit être rejeté. La plainte du Polisario est irrecevable. C’est la principale information qu’il faut retenir des conclusions de M. Melchior Watelet.

L’irrecevabilité estimée par l’avocat général est une bonne nouvelle : le Front Polisario est loin d’être l’unique représentant du peuple sahraoui.

Désormais, la décision finale appartient aux 18 juges de la Cour qui se réuniront dans les deux prochains mois.

Il est temps de mettre une fin à cette affaire qui empoisonne nos relations avec un partenaire majeur comme le Maroc. Coopération sécuritaire, partage de renseignements, partenariat pour le développement économique, coopération énergétique, lutte contre le changement climatique, voilà les thématiques qui devraient bien plus être au cœur de notre projet commun pour l’Europe avec le Royaume du Maroc. »

 

Communiqué de Gilles Pargneaux sur la visite de Mme Mogherini à Rabat

4 Mar

Gilles Pargneaux, député européen et président du groupe d’amitié Union européenne-Maroc, a souhaité réagir à la venue de Mme Mogherini.

« Je salue la décision rapide de Mme Mogherini de se rendre à Rabat.

Il y un dialogue euro-marocain nécessaire à protéger et, surtout, à renforcer. Nous ne le répéterons jamais assez : le Maroc est un partenaire privilégié pour l’Union européenne, notre destin séparé n’existe pas.

Sécurité, énergie, démocratie, terrorisme, stabilité régionale sont autant de défis qui rendent la relation entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc incontournable.

Gardons à l’esprit que la situation sécuritaire du Sahel est très préoccupante et est liée à la situation sécuritaire au Nord de la Méditerranée. Le risque aujourd’hui est donc de laisser des questions économiques surpasser nos intérêts politiques.

C’est le message que je souhaite envoyer à Mme Mogherini lors de sa visite à Rabat : le partenariat avec le Maroc réclame un engagement politique fort, une confiance mutuelle totale et une transparence constante. »

Le Parlement européen se prononce sur les détournements de l’aide humanitaire dans les camps de Tindouf

29 Avr
Je suis très satisfait du résultat du vote du Parlement européen sur les détournements de fonds dans les camps de Tindouf. Le Parlement européen a clairement dit non aux détournements de fonds de Tindouf, non à ceux qui s’enrichissent sur le dos des réfugiés.
 
Le texte adopté est très clair : la situation des réfugiés dans les camps de Tindouf n’a que trop duré, les personnes incriminées dans ces détournements doivent être exclus du circuit de l’aide humanitaire et la Commission européenne doit améliorer ses contrôles pour que l’aide humanitaire bénéficie aux réfugiés et non à certains membres des autorités gestionnaires du camp. 
 
Il n’a pas été question de supprimer ni de diminuer l’aide dans les camps de Tindouf, mais il convient de connaitre au mieux le nombre de réfugiés afin d’adapter notre aide. Il faut d’autant plus noter que ces estimations de la Commission datent désormais de plus de 8 ans. Il était très important que le Parlement européen ne considère pas cette affaire comme résolue. C’est chose faite : une majorité de députés européens a soutenu la position du groupe d’amitié Union européenne-Maroc qui s’était fortement mobilisé sur la question.
 
La situation à Tindouf crée aujourd’hui la désespérance et le ressentiment des jeunes dans ces camps, des jeunes qui constituent par la suite le terreau fertile de l’extrémisme du fait de la proximité d’AQMI et du groupe terroriste de Mokhtar Belmokhtar dans la région. C’est pour cette raison que le Parlement européen doit peser de tout son poids politique en faveur d’un recensement et d’une solution politique et durable au Sahara occidental. C’est ce que le groupe d’amitié Union européenne-Maroc s’attelle à construire pierre après pierre.

Communiqué de presse de Gilles Pargneaux, député européen, Président du groupe d’amitié Union européenne-Maroc – Fin de partie pour les détournements du Polisario

23 Jan

L’OLAF vient de rendre public un rapport sur le détournement de l’aide alimentaire dans les camps de Tindouf. Gilles Pargneaux, député européen et président du groupe d’amitié UE-Maroc, a souhaité réagir :

« Les détournements de l’aide alimentaire européenne des camps de Tindouf par des dignitaires du Polisario est simplement scandaleux. Il faut être bien conscient que c’est la surévaluation de la population des camps de Tindouf qui a permis l’établissement de ce système élaboré de détournement et de revente de l’aide alimentaire européenne.

Malheureusement, ce rapport de l’OLAF ne fait que confirmer les informations que nous avions depuis le terrain. J’avais moi-même posé des questions écrites à la précédente Haute Représentante pour la mobiliser sur ce sujet. Je suis néanmoins heureux que ces pressions politiques du groupe d’Amitié Union européenne-Maroc aient contribué à rendre public un dossier bloqué par l’OLAF depuis 2007.

La publication de ce rapport jette une lumière crue sur la question centrale du conflit du Sahara : le recensement des populations dans les camps de réfugiés de Tindouf auquel s’opposent catégoriquement l’Algérie et le Polisario malgré les demandes répétées des Nations Unies.

Il est temps que l’Europe exige ce recensement afin d’éviter les détournements mais surtout pour donner une nouvelle impulsion au règlement du conflit du Sahara. L’Europe ne peut être un pourvoyeur de fond aveugle et muet au Sahara.

Beaucoup de questions sont soulevés par ce rapport et j’attends des réponses. C’est pour cela que je vais demander à la commission contrôle budgétaire du Parlement européen de se saisir de la question pour faire toute la lumière sur ce que je considère comme une instrumentalisation honteuse du conflit du Sahara. »

Mission parlementaire européenne au Maroc

30 Sep

Après la reconstitution du groupe d’amitié UE-Maroc, c’est maintenant au tour du travail de terrain de reprendre.

J’ai ainsi pris l’initiative, en partenariat avec le Dr Mohamed Cheikh Biadillah, d’organiser une mission parlementaire européenne au Maroc. Plusieurs députés européens ont déjà manifesté leur intérêt pour une telle mission, ce dont je me félicite. Il est important que, dès la reprise du nouveau Parlement européen, la problématique des relations euro-marocaines soit prise à bras le corps. Ce voyage sera l’occasion pour notre délégation d’avoir une image très concrète de la réalité politique et social du Royaume du Maroc mais aussi d’aborder les grands sujets euro-marocains, le traité de libre échange approfondie notamment. Des échanges riches et intéressants sont en perspective.

Notre délégation se rendra donc à Rabat du 27 au 30 octobre prochain.

Interview par le magazine 360 : le rôle du groupe d’amitié UE-Maroc

8 Avr

Echange-Maroc-UELe360: Le dossier du sahara revient, chaque mois d’avril, sur le devant de la scène internationale. Faut-il s’attendre à tes nouveautés cette année ?

Gilles Pargneaux: C’est simple. De nombreux eurodéputés et notre groupe d’amitié UE-Maroc soutiennent le plan d’autonomie. Nous voulons que les provinces du sud puissent retrouver un statut. Il s’agit de donner un statut au sahara pour sécuriser l’ensemble de la région. Les populations au sahara ne sont pas livrées à elles-mêmes comme à Tindouf. Les islamistes d’Al Qaida qui ont fui l’Algérie ont créé un mouvement mafieux dans le sud de l’Algérie et au Sahel. Le trafic d’armes et de drogue nourrit leur existence. Il est impossible de voir le polisario à la tête d’un Etat au Sahara.

Pensez-vous que le plan d’autonomie doit être mis en oeuvre, sans attendre le train de l’autre partie ?

Le dossier de la régionalisation est important. Il faut l’appliquer sans tarder. On est sur un petit volcan au Sahara et au Sahel. Nous souhaitons vivement construire l’Union du Maghreb. Sachez que cette désunion pénalise la région d’environ 1,5 point de croissance.

L’Algérie instrumentalise les droits de l’homme pour tromper l’opinion internationale

L’Algérie ne respecte pas les droits de l’homme. Elle doit impérativement améliorer sa situation en la matière. On aimerait une évolution démocratique dans ce pays. Regardez ce qui se passe pour l’élection présidentielle. Abdelaziz Bouteflika est un candidat fantôme qu’on voit partout, notamment sur les affiches publicitaires.

Le Maroc a-t-il progressé au niveau démocratique ?

Le Maroc fait d’énormes progrès. La constitution est démocratique. Le roi initie les réformes. Au Maghreb, le Maroc est un exemple, la Tunisie est sur le bon chemin et l’Algérie est recroquevillée sur elle-même. Je souhaite que le président français soit de plus en plus explicatif sur l’Algérie.

Quel est l’avenir du partenariat Europe-Maroc?

L’Europe est optimiste et veut faire du partenariat avec le Maroc un modèle. Le Maroc s’est engagé dans un partenariat stratégique avec le continent noir. Nous voulons passer à une vitesse supérieure. L’Europe n’a pas de choix, sinon elle va céder la place à des concurrents à l’image de la Chine, l’Inde et l’Amérique du sud.

Ne restreignons pas l’accès aux médicaments des marocains

19 Mar

L’Union européenne négocie actuellement un accord de libre-échange complet et approfondie avec le Maroc. C’est une victoire pour le Maroc et ses efforts démocratiques, économiques et sociales depuis plus de 10 ans.

Si je suis très satisfait de l’approfondissement toujours plus certain de notre relation avec le Royaume du Maroc, je ne souhaite pas que cela se fasse au détriment des marocains. En effet, de nombreuses inquiétudes émergent de la négociation de l’accord de libre échange complet et approfondi (ALECA) que la Commission européenne négocie en ce moment avec le Maroc. En particulier, l’accès aux médicaments pour les marocains pourrait être réduit à cause de brevets pharmaceutiques renforcés… Ce n’est pas acceptable. La relation européenne-maroc doit promouvoir l’intérêt mutuel et non celui d’une seule des deux parties.

C’est pour cela que j’ai interrogé la Commission pour être tenu au courant de l’état des négociations sur ce sujet. Je lui ai adressé trois questions :

1- La Commission européenne compte-t-elle augmenter la durée des brevets de 20 à 30 ans, au-delà donc de ce qui fait aujourd’hui consensus au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce? Augmenter la durée de ces brevets repousserait l’arrivée des médicaments génériques sur le marché marocain et serait directement au détriment de la population marocaine.

2- La Commission va-t-elle prévoir des dispositions pour que le Maroc puisse passer outre un brevet pour des raisons de santé publique, ce qui permettra en cas de crises sanitaires d’offrir à une large population des médicaments abordables?

3- L’ALECA va-t-il permettre aux entreprises disposant d’un brevet de poursuivre un pays qui souhaite passer outre un brevet d’entamer des poursuites contre le Maroc?

Je ne manquerai pas de vous tenir informé de la réponse de la Commission européenne sur ce sujet de la plus haute importance humaine et sociale.

Article publié dans le Parliament Magazine : Europe and Algeria have chance to ‘make the most of the partnership that binds them’

27 Jan

Diversification of the economy and North African integration are the springboards for establishing the wellbeing of Algeria, writes Gilles Pargneaux.

Since 2005 and the signature of a partnership agreement, the relationship between the European Union and Algeria has been excellent. The country is the region’s leading military force, and it has all the resources to be a considerable asset for the EU in a region beset by considerable instability in the south.

This partnership is nevertheless marked by areas where there is some haziness, where the EU finds it difficult to establish Algerian ambitions and desires with any clarity. Cooperation in terms of security is a good example of this frame of mind: on 30 January 2013, the British prime minister visited Algiers to tackle the issue of terrorism, and left without a clear answer about Algeria’s collaboration with the EU to deal with existing threats in the Sahel. This ambiguity in Algeria’s desire for cooperation, particularly in terms of sharing information, makes it the region’s great unknown for Europe.

Yet the relationship between Europe and Algeria has every potential to be outstanding. During a number of parliamentary missions, I have seen a real appetite for change among youngsters, for a fairer, more dynamic society. However, Algeria is in a situation in which young people are facing endemic unemployment, a catalyst for the black market and a feeling of disenchantment with politics. We should not forget that the under 30s represent 60 per cent of the country’s population, and that nearly a quarter of these young people are unemployed, without any prospects for development. Solutions need to be found as a matter of urgency. Getting closer to Europe is one of these solutions.

Our European neighbourhood policy is a powerful lever to help support the first Algerian challenge: the diversification of its economy. With 98 per cent of its exports dependent on hydrocarbons, Algeria’s reliance on this sector is clear, and even dangerous. To borrow a famous French saying; when Algerian state energy company Sonatrach gets a cold, Algeria sneezes. The 49 per cent drop in Algeria’s trade surplus in 2013 can in no small part be explained by the nine per cent fall in hydrocarbon exports alone. Exploring new prospects for this economy will help to create new jobs and provide access to new goods and services, giving the country back its economic independence. With these programmes to encourage diversification or the move towards standards, the EU is trying to support the emergence of an economy that will create jobs for Algerians and bring this society out of its current lethargy.

Without the emergence of a strong middle class, there is no hope for Algeria. The hydrocarbon sector alone is incapable of achieving such a feat, which is why the EU needs to take responsibility for making sure that first and foremost the EU-Algeria partnership helps the people and not the interests of energy sources.

A second lever for the relationship between Europe and Algeria is support for north Africa’s regional integration, which demands concrete projects with a focus on cooperation on security in particular. This cooperation is not possible if only a few stakeholders are involved. It needs to unite everyone, both in the north and the south. Obviously I’m thinking about the need to get closer to Morocco, which this cooperation could encourage. It is undeniable that north African countries are faced with the same terrorist fringes and the same risk of the breakdown of the rule of law in their Sahelian regions.

Algeria has an undeniable role in terms of the security of the Sahel: its history and its military clout confirm that. However, the republic of Algeria needs to accept the shared nature of security management in the Sahel. This cooperation will sow the seeds for further cooperation, whether in terms of farming, industry or universities. It is vital for north Africa to embark on its regional integration, and to do that, clear, detailed and concrete projects are the best goals to pursue, as was the case at one time for the coal and steel community in Europe. The EU needs to put all its weight behind this to make such a rapprochement between Morocco and Algeria possible.

We must not forget that north Africa is one of the least integrated regional areas in the world, and that every year around two per cent of GDP is lost by north African populations. This is a force for change to help the populations of the whole of north Africa, and one that the EU has the resources to support, and an opportunity for Algeria to seize.

Diversification of the economy and north African integration are the springboards for establishing the wellbeing of Algerians, springboards that Europe can help to build. The upcoming 2014 Algerian elections must be an opportunity to seize the chance for Europe and Algeria to make the most of the partnership that binds them.