Le Parlement européen se prononce sur les détournements de l’aide humanitaire dans les camps de Tindouf

29 Avr
Je suis très satisfait du résultat du vote du Parlement européen sur les détournements de fonds dans les camps de Tindouf. Le Parlement européen a clairement dit non aux détournements de fonds de Tindouf, non à ceux qui s’enrichissent sur le dos des réfugiés.
 
Le texte adopté est très clair : la situation des réfugiés dans les camps de Tindouf n’a que trop duré, les personnes incriminées dans ces détournements doivent être exclus du circuit de l’aide humanitaire et la Commission européenne doit améliorer ses contrôles pour que l’aide humanitaire bénéficie aux réfugiés et non à certains membres des autorités gestionnaires du camp. 
 
Il n’a pas été question de supprimer ni de diminuer l’aide dans les camps de Tindouf, mais il convient de connaitre au mieux le nombre de réfugiés afin d’adapter notre aide. Il faut d’autant plus noter que ces estimations de la Commission datent désormais de plus de 8 ans. Il était très important que le Parlement européen ne considère pas cette affaire comme résolue. C’est chose faite : une majorité de députés européens a soutenu la position du groupe d’amitié Union européenne-Maroc qui s’était fortement mobilisé sur la question.
 
La situation à Tindouf crée aujourd’hui la désespérance et le ressentiment des jeunes dans ces camps, des jeunes qui constituent par la suite le terreau fertile de l’extrémisme du fait de la proximité d’AQMI et du groupe terroriste de Mokhtar Belmokhtar dans la région. C’est pour cette raison que le Parlement européen doit peser de tout son poids politique en faveur d’un recensement et d’une solution politique et durable au Sahara occidental. C’est ce que le groupe d’amitié Union européenne-Maroc s’attelle à construire pierre après pierre.
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Mission du groupe d’amitié UE-Maroc à Rabat et Laâyoune du 8 au 10 avril 2015

7 Avr

Du 8 au 10 avril 2015, une délégation européenne menée par Gilles Pargneaux, président du groupe d’amitié Union européenne-Maroc, se rendra à Rabat et à Laâyoune. À cette occasion, Gilles Pargneaux a déclaré :

« Cette mission parlementaire européenne est composée de députés européens de toutes tendances politiques confondues. Il s’agira pour la délégation de s’entretenir avec les personnalités politiques et associatives marocaines des grandes problématiques de la relation entre l’Europe et le Maroc.

Les récents rapports de suivi de la politique européenne de voisinage soulignent une fois de plus la relation particulière et d’excellence qui lie les deux rives de la méditerranée et dont le statut avancé est le meilleur symbole. Il est très important pour les députés européens d’avoir une vision concrète des avancées démocratiques et économiques du Maroc et de constater les nombreux domaines où l’Europe accompagne financièrement le Royaume du Maroc.

Le Sahara sera également au centre de nos échanges car nous nous rendrons à Laâyoune. Un récent rapport de l’OLAF (Office européen de lutte antifraude), mis en lumière par le Parlement européen, a jeté à nouveau une lumière crue sur l’impasse de ce conflit et sur les dérives qu’il peut engendrer, notamment dans le détournement de l’aide humanitaire européenne dans les camps de Tindouf.

Entre risques de fraude à Tinfouf et risques terroristes plus au sud avec AQMI, le Parlement européen doit s’engager en faveur d’un règlement du conflit du Sahara occidental et c’est ce que je souhaite favoriser en tant que président du groupe d’amitié UE-Maroc.

Le Maroc est une vitrine démocratique pour le monde arabe. Nous devons n’avoir de cesse de le mettre en exergue ici en Europe »

« Polisario : l’identité d’un front ». Projection au Parlement européen

5 Fév

DSC_0402Gilles Pargneaux, Président du groupe d’amitié UE-Maroc, a organisé hier la projection du film « Polisario : l’identité d’un front » au Parlement européen.

Grand succès pour ce documentaire avec plus de 120 participants. Le débat en présence de Erik Jensen, ancien envoyé spécial de l’ONU pour le sahara occidental, Bachir Dkhil, membre fondateur du Polisario, Saadani Maa Alainine, militante Sahraouie, et Mariya Gabriel, députée européenne, a mis en lumière la réalité de la genèse du Polisario et le détournement de ses ambitions initiales par des acteurs extérieurs.

Gilles Pargneaux declaration to the MAP on the OLAFgate

26 Jan

Brussels – Algeria’s obstinate refusal to allow a census of population held captive in the camps of Tindouf encourages mass and organized embezzlement of international humanitarian aid, Euro-deputy Gilles Pargneaux said on Friday.

“We should be aware that the overestimation of population in the camps of Tindouf helped to set up this European food aid embezzlement and resale system,” said Pargneaux in response to the issuing of a report by the European Anti-Fraud Office (OLAF) which shows fraudulent practices by Algeria and the polisario to embezzle humanitarian aid for Sahrawis in the camps.

Pargneaux underlined that the said report throws light on the main problem in the Sahara issue: a census of population in captivity in the Tindouf camps, which Algeria and polisario reject categorically despite the UN repeated requests.

The embezzlement of European aid (10 million euros yearly) for the camps population by polisario dignitaries is simply outrageous, said Pargneaux, who is a member of the Budget control committee at the European Parliament and chairman of the EU-Morocco friendship group within the same body.

The OLAF report slams Algeria and the Polsario which have been embezzling humanitarian aid for decades to the detriment of the population held against their will in the camps of Tindouf.

The report notes that organized embezzlement starts in the Algerian port of Oran where a large part of humanitarian aid is diverted away from the intended beneficiaries in the camps.

Communiqué de presse de Gilles Pargneaux, député européen, Président du groupe d’amitié Union européenne-Maroc – Fin de partie pour les détournements du Polisario

23 Jan

L’OLAF vient de rendre public un rapport sur le détournement de l’aide alimentaire dans les camps de Tindouf. Gilles Pargneaux, député européen et président du groupe d’amitié UE-Maroc, a souhaité réagir :

« Les détournements de l’aide alimentaire européenne des camps de Tindouf par des dignitaires du Polisario est simplement scandaleux. Il faut être bien conscient que c’est la surévaluation de la population des camps de Tindouf qui a permis l’établissement de ce système élaboré de détournement et de revente de l’aide alimentaire européenne.

Malheureusement, ce rapport de l’OLAF ne fait que confirmer les informations que nous avions depuis le terrain. J’avais moi-même posé des questions écrites à la précédente Haute Représentante pour la mobiliser sur ce sujet. Je suis néanmoins heureux que ces pressions politiques du groupe d’Amitié Union européenne-Maroc aient contribué à rendre public un dossier bloqué par l’OLAF depuis 2007.

La publication de ce rapport jette une lumière crue sur la question centrale du conflit du Sahara : le recensement des populations dans les camps de réfugiés de Tindouf auquel s’opposent catégoriquement l’Algérie et le Polisario malgré les demandes répétées des Nations Unies.

Il est temps que l’Europe exige ce recensement afin d’éviter les détournements mais surtout pour donner une nouvelle impulsion au règlement du conflit du Sahara. L’Europe ne peut être un pourvoyeur de fond aveugle et muet au Sahara.

Beaucoup de questions sont soulevés par ce rapport et j’attends des réponses. C’est pour cela que je vais demander à la commission contrôle budgétaire du Parlement européen de se saisir de la question pour faire toute la lumière sur ce que je considère comme une instrumentalisation honteuse du conflit du Sahara. »

Gilles De Kerchove, coordinateur de l’UE pour la lutte contre le terrorisme : « le Maroc met en oeuvre une politique efficace contre le terrorisme »

19 Déc

Article paru dans Le Matin

«Le Maroc met en oeuvre une politique efficace en matière de lutte contre le terrorisme», c’est ce qu’a affirmé Gilles De Kerchove, coordinateur de l’UE pour la lutte contre le terrorisme

L’approche du Maroc ne repose pas uniquement sur la dimension sécuritaire mais s’appuie également sur le volet de la prévention à travers les réformes socio-économiques et l’encadrement religieux, a indiqué Gilles De Kerchove dans un entretien à la MAP.

«Je songe au programme de formation des imams et à la stratégie globale que le Maroc met en œuvre. Aussi, aux réformes du secteur de la justice et à d’autres réformes induites par la nouvelle Constitution, qui met l’accent sur les droits de l’Homme», a expliqué le coordinateur de l’UE pour la lutte contre le terrorisme.

Gilles De Kerchove a relevé à cet égard que la prévention de la radicalisation est aussi un domaine où le Maroc a développé une «expérience intéressante», notant que le Royaume fournit dans ce sens conseils et formation à d’autres pays africains de la région sahélo-saharienne.

De manière générale, «le Maroc joue un rôle très important en matière de lutte contre le terrorisme. Ses services compétents ont une excellente connaissance de la région, y compris du Sahel», a-t-il assuré.

Le Maroc a, également, joué «un rôle actif» pendant sa présidence du Comité contre le terrorisme (CTC) du Conseil de sécurité des Nations unies, a-t-il rappelé.

Aujourd’hui, a poursuivi Gilles De Kerchove, le Maroc co-préside avec les Pays-Bas un nouveau groupe au sein du Forum global pour la lutte contre le terrorisme sur les combattants étrangers, dans le cadre duquel le mémorandum de La Haye-Marrakech sur les bonnes pratiques pour répondre plus efficacement à ce phénomène a été adopté.

Gilles De Kerchove a souligné en outre que l’UE souhaite renforcer sa coopération avec le Maroc en matière de lutte contre le terrorisme eu égard aux défis et aux menaces qui pèsent sur les pays des deux rives de la Méditerranée.

«Le Maroc et l’UE vont renforcer leur coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et sont en train de négocier un mémorandum dans ce sens», a-t-il dit.

«Nous espérons renforcer encore davantage notre relation bilatérale avec la mise en œuvre de ce mémorandum qui est en cours de négociation», a-t-il encore souligné.

Insistant sur le fait que le terrorisme constitue une menace commune pour les pays des deux rives de la Méditerranée, Gilles De Kerchove a mis l’accent sur l’importance pour le Maroc et les Etats membres de l’UE de coopérer et d’échanger des informations dans ce domaine, notamment en ce qui concerne les combattants terroristes étrangers dont beaucoup ont une double nationalité.

Le Maroc participe activement aux réunions sur les combattants étrangers en Syrie et en Irak et partage son expérience et son analyse de la menace, a-t-il relevé, rappelant que la réunion qui s’est tenue en septembre au Maroc sur ce phénomène qui a pris une ampleur inquiétante était bien réussie.

S’agissant de l’état actuel de la coopération Maroc-UE dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, Gilles De Kerchove a fait savoir qu’outre le soutien pour la mise en place par le Royaume d’une cellule de renseignement financier, le Maroc participe aux programmes Euromed Police et Euromed Justice ainsi qu’à un projet de l’UE mis en œuvre par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme des Nation unies (DECT) sur le renforcement de la réponse judiciaire pénale à la lutte contre le terrorisme au Maghreb.

Le Maroc sera aussi invité à participer à des projets de l’UE réunissant des parlementaires et des juges des deux rives de la Méditerranée pour partager les bonnes pratiques en matière de lutte contre le terrorisme, a-t-il fait savoir.

«Il y a des réunions régulières de responsables politiques et d’experts des deux parties et je me rends régulièrement au Maroc où j’ai toujours eu des échanges fructueux et intéressants avec les responsables Marocains», c’est ce qu’a conclu le coordinateur de l’UE pour la lutte contre le terrorisme .

 

Gilles Pargneaux, coordinateur et représentant du groupe socialiste au sein de l’Union pour la Méditerranée

20 Oct

Gilles Pargneaux a été élu le 14 octobre 2014 coordinateur du groupe socialiste du Parlement européen au sein de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée, dans la continuité de son engagement envers le développement des relations euro-méditerranéennes, mais aussi pour une meilleure coopération entre les pays du sud de la méditerranée.

Dans le cadre de ces nouvelles fonctions, Gilles Pargneaux poursuivra le travail mené, comme Président du groupe d’amitié Union européenne-Maroc, pour la nécessaire création d’une zone d’échange et de coopération entre les pays du Maghreb, ce qui passe par un rapprochement entre l’Algérie et le Maroc. Dans le contexte de la déstabilisation du Sahel, notamment dans le sud Libyen et la montée en puissance des groupes islamistes radicaux au Proche Orient, accompagner la création d’une zone de stabilité et de paix en Afrique du Nord est de la plus haute importance. La voix du Parlement européen doit par conséquent être forte dans cette région.

La création d’une grande zone de coopération euro-méditerranéenne, avec une Europe forte et un Maghreb uni et fort, constitue un horizon politique et économique majeur pour les deux rives de la Méditerranée. Voilà le travail que Gilles Pargneaux se propose d’accompagner.

La bonne relation UE-Maroc

1 Oct

10703995_318068888376656_6804296294385386236_nLes députés européens ont auditionné hier le futur commissaire à la politique de voisinage et aux négociations d’élargissement, l’autrichien Johannes Hahn.

L’importance du voisinage sud de l’Union européenne a été rappelée par plusieurs députés européens, propos que je soutiens pleinement. Je souscris notamment aux propos du commissaire lorsqu’il cite Maroc comme l’un de nos partenaires exemplaires. Les valeurs démocratiques que l’Europe et le Maroc partagent permettent une intensité plus forte dans notre relation politique et économique.

La Politique Européenne de Voisinage a créé le concept More for More : plus les avancées démocratiques sont importantes, plus notre relation s’approfondit. Le Maroc est l’un des pays pour lequel ce nouvel aspect de la politique de voisinage a le mieux fonctionné. C’est un signal très positif pour tous les efforts entrepris par le Royaume du Maroc en faveur de l’Etat de droit et son développement économique et social depuis le début des années 2000.

Au moment où l’hiver s’installe durablement dans les pays des printemps arabes, il était important que la Commission européenne rappelle la spécificité du Maroc et de sa relation avec l’Union européenne.

Mission parlementaire européenne au Maroc

30 Sep

Après la reconstitution du groupe d’amitié UE-Maroc, c’est maintenant au tour du travail de terrain de reprendre.

J’ai ainsi pris l’initiative, en partenariat avec le Dr Mohamed Cheikh Biadillah, d’organiser une mission parlementaire européenne au Maroc. Plusieurs députés européens ont déjà manifesté leur intérêt pour une telle mission, ce dont je me félicite. Il est important que, dès la reprise du nouveau Parlement européen, la problématique des relations euro-marocaines soit prise à bras le corps. Ce voyage sera l’occasion pour notre délégation d’avoir une image très concrète de la réalité politique et social du Royaume du Maroc mais aussi d’aborder les grands sujets euro-marocains, le traité de libre échange approfondie notamment. Des échanges riches et intéressants sont en perspective.

Notre délégation se rendra donc à Rabat du 27 au 30 octobre prochain.

Réunion constitutive du groupe d’amitié UE-Maroc

18 Juil

Gilles Pargneaux a réuni le groupe d’amitié UE-Maroc pour la première fois depuis les élections européennes du 25 mai 2014.

Cette réunion a été l’occasion de former un nouveau bureau et de présenter les ambitions et la philosophie du groupe d’amitié UE-Maroc aux nouveaux députés européens.

Pour rappel, le groupe d’amitié UE-Maroc a été créé le 22 juin 2011 à l’initiative de Gilles Pargneaux. Ce groupe est né de la prise de conscience de la spécificité du Maroc.

Dans le tumulte des révolutions arabes, le Maroc a en effet mené une révolution tranquille, une révolution constitutionnelle à l’initiative du roi Mohamed VI en mars 2011. Il faut bien avoir en tête l’intérêt de l’initiative royale qui a permis de répondre rapidement aux préoccupations de la population.

La nouvelle Constitution renforce ainsi le pouvoir du Parlement, a permis de nommer le premier ministre en fonction des élections législatives, prévoie une très large décentralisation avec le processus de régionalisation avancée… Bref, une constitution moderne et démocratique.

Cette constitution est le fruit d’un processus plus long de transition démocratique au Maroc. Cela n’a d’ailleurs pas échappé à l’Europe qui a accordé un Statut avancé au Royaume du Maroc dès 2008.

Pourtant, trop souvent nos relations européennes avec le Maroc sont souvent gênées par le conflit du Sahara occidental. Ce conflit occulte malheureusement les avancées démocratiques marocaines.

Gilles Pargneaux a donc décidé de créer ce forum d’échange, de rencontre entre hommes politiques et représentants associatifs européens et marocains pour faciliter la connaissance mutuelle et fluidifier nos relations.