Tag Archives: Polisario

Annulation de l’arrêt du tribunal de la CJUE sur l’accord agricole UE-Maroc – reaction de Gilles Pargneaux

21 Déc

Gilles Pargneaux, député européen et Président du groupe d’amitié Union européenne-Maroc, a souhaité réagir à la décision de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) d’annuler l’arrêt remettant en cause l’accord agricole entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc :

 

« C’est une excellente nouvelle pour l’Europe et le Maroc. Je salue cette triple victoire.

Une victoire qui va d’abord conforter les relations économiques entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc dans le cadre de l’accord agricole. Celui-ci va permettre tant aux marocains qu’aux européens de développer leurs activités dans le domaine agricole et d’ouvrir ainsi un marché prometteur d’avenir. Cette décision juridique c’est donc du concret pour les emplois tant en Europe qu’au Maroc.

Il s’agit aussi d’une victoire qui va renforcer notre partenariat indispensable avec le Maroc. Outre le domaine essentiel de l’agriculture,  notre relation avec le Maroc c’est également la coopération sécuritaire, le développement économique et celui de l’emploi. Là aussi, nous avons besoin d’accroître notre relation dans ces domaines, ce que cette décision permettra de conforter. C’est ce qu’il faut retenir de cette décision : le partenariat euro-marocain est porteur d’avenir.

Enfin, c’est aussi une victoire politique face à ceux qui conteste la place du Sahara sous l’égide du Royaume du Maroc. La Cour refuse en effet au Polisario le droit de représenter une hypothétique entité autonome au Sahara et rappelle le droit international : c’est dans le cadre de l’ONU que les négociations pourront se faire, notamment sur la base de la proposition marocaine d’autonomie. Cette décision dès lors consolide la place de l’Europe comme facilitateur afin de permettre cette issue favorable qu’est la solution d’autonomie proposée par le Royaume du Maroc, sous l’égide de l’ONU et de son nouveau Secrétaire général Antonio Guterres.

Il s’agit maintenant de mettre fin à 40 ans de conflits et ainsi de faire en sorte que la proposition d’autonomie du Sahara au sein du Royaume du Maroc mise en avant par Sa Majesté le Roi Mohamed VI devienne une réalité et permette la réconciliation de toutes et tous.

 

« Polisario : l’identité d’un front ». Projection au Parlement européen

5 Fév

DSC_0402Gilles Pargneaux, Président du groupe d’amitié UE-Maroc, a organisé hier la projection du film « Polisario : l’identité d’un front » au Parlement européen.

Grand succès pour ce documentaire avec plus de 120 participants. Le débat en présence de Erik Jensen, ancien envoyé spécial de l’ONU pour le sahara occidental, Bachir Dkhil, membre fondateur du Polisario, Saadani Maa Alainine, militante Sahraouie, et Mariya Gabriel, députée européenne, a mis en lumière la réalité de la genèse du Polisario et le détournement de ses ambitions initiales par des acteurs extérieurs.

Communiqué de presse de Gilles Pargneaux, député européen, Président du groupe d’amitié Union européenne-Maroc – Fin de partie pour les détournements du Polisario

23 Jan

L’OLAF vient de rendre public un rapport sur le détournement de l’aide alimentaire dans les camps de Tindouf. Gilles Pargneaux, député européen et président du groupe d’amitié UE-Maroc, a souhaité réagir :

« Les détournements de l’aide alimentaire européenne des camps de Tindouf par des dignitaires du Polisario est simplement scandaleux. Il faut être bien conscient que c’est la surévaluation de la population des camps de Tindouf qui a permis l’établissement de ce système élaboré de détournement et de revente de l’aide alimentaire européenne.

Malheureusement, ce rapport de l’OLAF ne fait que confirmer les informations que nous avions depuis le terrain. J’avais moi-même posé des questions écrites à la précédente Haute Représentante pour la mobiliser sur ce sujet. Je suis néanmoins heureux que ces pressions politiques du groupe d’Amitié Union européenne-Maroc aient contribué à rendre public un dossier bloqué par l’OLAF depuis 2007.

La publication de ce rapport jette une lumière crue sur la question centrale du conflit du Sahara : le recensement des populations dans les camps de réfugiés de Tindouf auquel s’opposent catégoriquement l’Algérie et le Polisario malgré les demandes répétées des Nations Unies.

Il est temps que l’Europe exige ce recensement afin d’éviter les détournements mais surtout pour donner une nouvelle impulsion au règlement du conflit du Sahara. L’Europe ne peut être un pourvoyeur de fond aveugle et muet au Sahara.

Beaucoup de questions sont soulevés par ce rapport et j’attends des réponses. C’est pour cela que je vais demander à la commission contrôle budgétaire du Parlement européen de se saisir de la question pour faire toute la lumière sur ce que je considère comme une instrumentalisation honteuse du conflit du Sahara. »

Le Président du groupe d’amitié UE Maroc interpelle la Commission européenne sur les exactions du Polisario

25 Mar

Article publié dans Le Matin

L’eurodéputé socialiste français, Gilles Pargneaux, a interpellé la Commission européenne au sujet des violations graves des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf en Algérie et des dérives intolérables des dirigeants du «polisario».

De plus en plus d’exactions sont commises par des responsables du front du polisario en toute impunité à l’encontre des populations des camps de Tindouf, souligne le parlementaire européen dans une question écrite à l’adresse de la chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton. Pour preuve, ajoute l’eurodéputé, la chaîne de télévision «Laâyoune-TV» a diffusé le témoignage d’une femme sahraouie qui a révélé à visage couvert le viol qu’elle a subi dans un camp de réfugiés par l’ex-ministre de la Justice du «polisario».

Face à ces dérives intolérables, quelles mesures concrètes compte prendre la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité pour mettre un terme définitif à ces violations graves des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf ?, s’interroge Pargneaux.

La Commission européenne ne devrait-elle pas envisager que l’aide humanitaire soit distribuée directement aux familles sahraouies nécessiteuses et non plus aux autorités corrompues du polisario qui en disposent à leur guise, se demande encore l’eurodéputé. Pargneaux avait demandé en février dernier à Ashton Ashton si elle compte mener une enquête sur l’assassinat par l’armée algérienne de deux commerçants sahraouis à la frontière entre l’Algérie et la Mauritanie.

Suite aux enquêtes de l’Office européen de la lutte antifraude (OLAF) qui ont démontré des fraudes dans l’attribution de l’aide européenne destinée aux populations des camps de Tindouf, l’eurodéputé avait également interrogé la Commission européenne sur les dispositions qu’elle prend pour s’assurer que cette aide parvienne bien à ses bénéficiaires.

Témoignage sur le procès de Gdeim Izik au Parlement européen

11 Mar

Le 7 mars 2013, j’ai organisé une conférence de presse au Parlement européen pour faire le point sur le procès de Gdeim Izik qui s’est déroulé au mois de février à Rabat.

La polémique enflait autour de ce procès, notamment à cause des fortes tensions politiques qui existent à propos du Sahara occidental. En effet, ce procès jugeait le meurtre, par des soit-disants militants sahraouis, de 11 gendarmes marocains lors du démantèlement de camps de sahraouis en novembre 2010. Procès politique clamaient certains au Parlement européen, occultant tout simplement la vérité des meurtres et de la profanation des dépouilles par des personnes qu’il est difficile de ne pas prendre pour des terroristes. Vous pouvez voir sur ce lien les images terribles des violences faites sur les forces de l’ordre à ce moment (attention les images sont très durs).

Pour contrer la désinformation, j’ai fait venir des observateurs indépendants de ce procès à Bruxelles afin qu’ils puissent témoigner de ce qu’ils ont constaté au cours de ce procès. Les avocats et universitaires présents dans cette mission d’observation ont dès lors confirmé la bonne tenue du procès : respect des procédures, droit aux déclarations contradictoires pour la défense, droit d’entretien avec des personnes tiers (souvent militantes politiques très hostiles aux autorités marocaines), liberté de circulation dans le tribunal, présence de militants politiques pro et anti-marocains à l’extérieur du tribunal… Bref, on est bien loin de l’image d’un régime brutal et quasi-militaire que certains aimeraient répandre et on ne peut que constater la bonne tenue d’un procès dont la qualité de la procédure n’a rien à envier à certaines procédures judiciaires en Europe.

Il faut noter que si la parution des accusés devant un tribunal militaire était conforme au droit en vigueur au Maroc, le royaume est conscient de la nécessité d’aller de l’avant et de réformer ce système. Le Conseil National des Droits de l’Homme a ainsi présenté un rapport préconisant une restriction stricte des prérogatives des tribunaux militaires et rendant impossible pour des civils d’être jugés par de telles instances. Ces propositions ont été accueillies très favorablement par le Roi et s’inscrivent dans le cadre des réformes prévues par la nouvelle Constitution de 2011. Les efforts marocaines pour réformer son système judiciaire en profondeur doivent être salués et accompagnés par l’Union européenne sans être bloqués par des considérations politiques anachroniques.

N’oublions pas que les tribunaux militaires n’existent plus en France depuis seulement 1981…

Retour sur le procès de Gdeim Izik

25 Fév

Kathryn Porter LHCRDepuis la semaine dernière, le verdict du procès de Gdeim Izik fait couler énormément d’encre au Maroc et en Europe. Deux ans après le démantèlement de ces camps dans les Provinces du Sud du Maroc, la fin de ce feuilleton judiciaire permet d’évaluer à sa juste valeur le système juridique marocain.

Il est important de rappeler les chefs d’accusation pour lesquels comparaisaient les activistes du Polisario. Au mois d’octobre-novembre 2010, ces personnes ont participé aux échaffourés de Gdeim Izik qui ont fait 11 morts parmi les forces de l’ordre, y compris un élément de la Protection civile et 70 blessés parmi les civils. Les corps des gendarmes avaient ensuite été mutilés avec une rare violence. On est bien loin de la vision romantique de cette affaire que le front Polisario tente de propager au sein d’une institution comme le Parlement européen, celle d’un procès politique où de simples manifestants seraient envoyés en prison au Maroc (C’est la teneur d’un courrier qui a été adressé à la plupart des députés européens la semaine dernière et qui occulte toutes les accusations de violences et de terrorisme…)

Malgré la sensibilité de ce procès au Maroc, force est de constater que le Royaume a joué le jeu de la démocratie selon de nombreux observateurs internationaux. Pour le Leadership Council for Human Rights (LHCR), l’une des plus importantes ONG des droits humains outre-atlantique, les inculpés ont eu « tous les recours et les garantis possibles au cours d’un procès qui s’est déroulé dans l’équité et la transparence ». Le rapport de cette organisation élaboré par des observateurs indépendants souligne que « les accusés ont aussi eu accès aux observateurs internationaux, aux journalistes et aux militants des droits humains qui suivaient le procès ». L’image d’un Maroc opérant dans l’ombre pour museler des revendications politiques semble bien désuète face à ces témoignages…

L’écrivain et journaliste espagnol, Chema Gil, présent lors du procès, va même plus loin en déclarant que le procès des individus impliqués dans les évènements de Gdeim Izik confirme que le Maroc est doté d’un système judiciaire inspiré d’un modèle constitutionnel avancé. Pour la Présidente du LHCR, ce procès démontre la volonté marocaine de respecter la primauté de la loi et sa volonté de préserver la dignité et la liberté de tous les Marocains.

Question écrite sur les détournements de l’aide humanitaire européenne dans les camps de Tindouf

19 Fév

Chaque année, la Commission européenne via ECHO attribue une somme de 10 millions d’euros depuis 1993 aux réfugiés Sahraouis des camps de Tindouf, administrés par le Front Polisario.

La Commission européenne prend-elle toutes les mesures qui s’imposent pour s’assurer que cette aide humanitaire parvienne bien à ses bénéficiaires, et si oui quelles sont les mesures sachant que plusieurs enquêtes de l’O.L.A.F. démontrent des fraudes dans l’attribution de cette aide européenne.

La Commission européenne a-t-elle des informations précises et récentes sur le nombre de réfugiés vivants dans les camps de Tindouf, réclamé par le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies.

Sans cette information cruciale, comment la Commission peut-elle envisager de gérer efficacement une aide humanitaire ciblée?

De même, suite aux déclarations du Ministre des Affaires Etrangères malien qui affirme qu’il y a des combattants du Front Polisario au Nord  Mali, la Commission envisage-t-elle de prendre des sanctions contre le Front Polisario qui gère cette aide alimentaire?

La reconnaissance du Sahara occidental par le Parlement suédois ou comment faire preuve d’irresponsabilité internationale

12 Déc

parlement suédoisLe Parlement suédois a reconnu, le 5 décembre 2012, la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD). C’est la première fois qu’un Parlement d’Europe reconnaît la RASD. Gilles Pargneaux, Président du groupe d’amitié UE-Maroc et député européen ne peut que déplorer le vote suédois.

La reconnaissance de la RASD par le Parlement suédois est triplement irresponsable. Irresponsable vis-à-vis de la recherche d’une solution politique et pacifique du conflit, de l’inquiétante situation au Sahel et de l’émergence tant attendue de l’Union pour le Maghreb Arabe.

Le conflit au Sahara marocain doit trouver une solution sous l’égide de l’ONU et il est du devoir des diplomates et hommes politiques européens de favoriser une solution politique dans ce confit. Adopter une position de franc-tireur comme l’a fait le Parlement suédois me semble tout à fait inutile et contreproductif.

La RASD ne remplit d’ailleurs pas les critères pour être reconnue comme un Etat à part entière. C’est le porte parole du ministère des Affaires Etrangères suédois, Anders Jörle, qui le reconnait lui-même : sans gouvernement assurant le contrôle du territoire, reconnaître la RASD est impossible. Or, force est de constater que le Polisario n’a absolument pas le contrôle de son territoire : trafic de d’armes, de drogues, traite d’être humain, recrutement terroriste sont le quotidien des habitants des camps de Tindouf. Ce n’est pas ce qu’on qualifierait de contrôle du territoire. Laisser penser qu’un territoire soumis aux tensions terroristes et aux frontières aussi poreuses que la RASD peut être autonome est totalement inconscient et dangereux. N’oublions pas que le Sahel, région limitrophe de la RASD, est la frontière géopolitique de l’extrême Sud de l’Union Européenne et que nous ne pouvons pas permettre qu’un Etat Polisario devienne un sanctuaire pour les terroristes qui sévissent dans le Nord Mali.

La proposition d’autonomie sous égide marocaine du Sahara marocain est le gage d’une sécurité que la reconnaissance de la RASD n’apportera jamais. Mais plus encore, c’est le gage d’une stabilité et d’une fin des tensions entre le Maroc et l’Algérie qui sera le terreau fertile pour l’éclosion de l’Union du Maghreb Arabe. Sans cet état de fait, la future union régionale est vouée à l’échec alors qu’elle pourrait être le meilleure partenaire de l’Union européenne pour peser face aux puissances économiques émergentes de la mondialisation. En reconnaissant la RASD, le Parlement suédois a apporté une pierre de plus à la montagne de difficultés qui empêche l’avènement du l’Union pour le Maghreb Arabe.