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Retour sur le rapport du Parlement européen sur la situation des droits de l’homme au Maroc – 24 octobre 2013

24 Oct

Après le vote du rapport d’initiative de Charles Tannock sur la situation des droits de l’homme au Sahel, Gilles Pargneaux a tenu à revenir sur l’issue de ce vote et ses conséquences politiques à minimiser.

« Le Parlement européen a adopté mardi 22 octobre un rapport d’initiative sur la situation des droits de l’homme au Sahel. Notons tout d’abord qu’il s’agit d’une prise de position du Parlement et aucunement d’un texte qui a une valeur législative. Avoir ceci en tête doit nous permettre de tempérer les conséquences politiques de ce texte » souligne Gilles Pargneaux.

« Malgré des débats difficiles et une attention sur le Sahara occidental inopportune et hors contexte, ce texte n’a rien d’un réquisitoire contre le Maroc, chose qu’il aurait pu être sans la vigilance des députés du groupe d’amitié Union européenne-Maroc » précise l’eurodéputé.

« Grâce à nos efforts, un amendement appelant au rejet du futur accord de pêche n’a pas été adopté puis les références à des « territoires occupés par le Maroc » et à l’autodétermination ont été retirés du texte. De même, les amendements au texte que nous avons déposés, et qui ont été adoptés, ont permis de souligner la pauvreté dans les camps de Tindouf, l’imbroglio existant autour de l’aide européenne pour les population des camps dont on ne sait jamais si elle bénéficie réellement à ceux qui en ont besoin et aussi de demander que l’Algérie joue pleinement son rôle en réalisant un recensement à Tindouf, recensement qu’elle est tenue de mener à bien selon le droit international mais que nous attendons depuis trop d’années » ajoute le Président du groupe d’amitié UE-Maroc.

Et le député européen de poursuivre : « Si le rapport adopté par le Parlement européen est globalement équilibré, beaucoup de députés se sont une fois de plus distingués par leur hostilité aveugle à l’encontre du Royaume du Maroc. Je le redis une fois de plus, le Maroc est l’un des seuls pays à avoir mené une vraie politique de développement dans sa région sahélo-saharienne, à y avoir développé un État de droit respectable, efforts qui ont permis d’endiguer la montée du terrorisme dans cette région. La bonne relation euro-marocaine est indispensable pour l’avenir commun des deux rives de la Méditerranée, ne le gâchons pas avec des positions politiciennes surannées. »

« Pour rappel, dans le cadre de la politique européenne de voisinage, le seul pays à bénéficier d’un futur accord de libre-échange complet et approfondie est le royaume du Maroc. Le Maroc est de même le premier bénéficiaire financier de cette politique avec 580 millions d’euros sur la période 2011-2013 et aussi le premier bénéficiaire des prêts de la Banque Européenne d’Investissement qui s’élèvent à près d’1 milliards d’euros en 2012 » conclut Gilles Pargneaux.

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Première étape franchie pour le rapport Tannock sur les droits de l’homme au Sahel

24 Sep

saharaLa commission des affaires étrangères vient d’adopter le rapport sur les droits de l’homme au Sahel de Charles Tannock, avec 46 voix pour et 13 abstentions.

Malgré son intitulé, le rapport du député conservateur anglais s’attarde largement sur la question du Sahara avec près d’un tiers des paragraphes qui lui sont dédiés. Le projet de rapport comportait des éléments incriminant le Maroc et éludant les efforts réalisés par le Royaume dans la promotion des droits de l’homme et le développement des Provinces du Sud de son pays. N’oublions pas que le Maroc est l’un des seuls pays à avoir porté son attention sur sa partie saharienne, à y avoir développé un état de droit respectable qui a empêché le développement d’un terreau terroriste que l’ensemble de la communauté internationale condamne aujourd’hui au Sahel.

Le groupe d’amitié UE-Maroc s’est mobilisé pour rectifier le tir et finalement obtenir un rapport plus acceptable. La question de l’accord de pêche a ainsi été exclue du rapport de la commission, nous jugions cette mention beaucoup trop sévère au moment même où l’UE négocie un renouvellement de ce protocole de pêche. Ce sont d’abord les pêcheurs européens, et en particulier espagnols, qui profiteront de cet accord. Mettre un premier coup de canif dans les négociations aurait été un très mauvais signal vis-à-vis de nos partenaires et des travailleurs européens qui subissent la crise de plein fouet.

Le texte va maintenant être examiné et voté en séance plénière du Parlement européen lors de le semaine du 21 au 24 octobre prochain. Le groupe d’amitié UE-Maroc restera mobilisé jusqu’à cette date pour qu’un texte convenable sorte du vote des députés.

Réaction à la résolution 2099 des Nations Unies

26 Avr

Nations UniesLe Conseil de Sécurité des Nations Unies a adopté aujourd’hui sa 6951ème résolution sur le sujet du Sahara occidental. Cette résolution n’intègre au final pas l’élargissement du mandat de la MINURSO à la surveillance des droits de l’homme au Sahara occidental. Gilles PARGNEAUX, Président du groupe d’amitié Union européenne-Maroc a souhaité revenir sur ce sujet.

« Je salue la décision américaine de ne pas étendre le mandat de la MINURSO. Il aurait été paradoxal de jeter le doute sur l’engagement en faveur des droits de l’homme du Maroc au moment même où ce dernier installe des centres régionaux du Conseil National des Droits de l’Homme dans les Provinces du Sud. Ces antennes régionales assurent une gestion et un traitement des problèmes relatifs aux droits de l’homme de façon efficace et indépendante tout comme le préconise l’ONU » a déclaré Gilles PARGNEAUX.

« Je me félicite surtout de la pérennité de la bonne relation entre le Maroc et les États-Unis. Cette relation est de la plus haute importance dans l’optique de trouver au plus vite une solution à ce conflit, urgence que ne manque pas de le rappeler à juste titre l’ONU dans ces dernières déclarations. Cette solution doit passer par la proposition marocaine d’autonomie des Provinces du Sud, plus crédible et plus durable qu’une auto-détermination qui est d’ailleurs rendue impossible, de fait, par les autorités du Front Polisario. C’est Christopher Ross lui-même, lors de son allocution devant le Conseil de Sécurité, qui souligne leur refus de procéder au recensement obligatoire dans les camps de Tindouf pour réaliser ce processus » poursuit le député européen.

« En plus de ce lien entre les États-Unis et le Maroc, il convient de renforcer encore davantage la relation entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc. C’est à cette fin que je vais organiser deux évènements dans les semaines à venir : d’abord l’organisation d’une conférence au Parlement européen sur le thème du processus démocratique marocain et de l’état des droits humains au Maroc. Je souhaite inviter Driss EL YAZAMI, Président du Centre National des Droits de l’Homme, pour qu’il témoigne de son action et de ses engagements forts au Maroc. Ensuite, dans le cadre du groupe d’amitié UE-Maroc, je vais amener à nouveau une délégation d’eurodéputés dans les Provinces du Sud afin qu’ils puissent constater eux-mêmes de la situation économique, démocratique et sociale de cette région. Ces évènements sont nécessaires pour dépassionner un débat qui subit énormément d’interférences de la part de personnes n’ayant jamais réellement mis les pieds sur le terrain pour se faire leur propre opinion » conclut Gilles PARGNEAUX

Hannes Swoboda, Président du groupe Socialistes&Démocrates du Parlement européen, pense que le plan d’autonomie marocain des Provinces du Sud peut mettre un terme au conflit au Sahara occidental

8 Mar
article publié par Atlas Info
 
hannes_swoboda[1]Une autonomie élargie peut constituer une solution à la question du Sahara, a affirmé, mercredi à Bruxelles, le président du Groupe de l’Alliance progressiste des Socialistes et Démocrates (S&D) au Parlement européen (PE), Hannes Swoboda.

Un plan qui offre une large autonomie et qui garantit les droits de la population locale peut-être un compromis et une solution à la question du Sahara, a indiqué le chef de file des Socialistes et Démocrates au Parlement européen, à l’issue de ses entretiens avec le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération, Youssef Amrani.

Dans une déclaration à la MAP, M. Swoboda a souligné la nécessité de parvenir à une solution à la question du Sahara par la voie de la négociation.

Le député européen, qui a insisté sur la nécessité de négocier afin de trouver une solution au plus vite à ce différend, a indiqué que le Groupe des Socialistes et Démocrates au PE compte envoyer une délégation de députés pour visiter la région du Sahara.

M. Swoboda a par ailleurs salué le processus de démocratisation et les reformes en cours au Maroc ainsi que le niveau de la coopération et des relations entre le Royaume et l’Union européenne.

Il s’est félicité, à ce propos, du lancement des négociations en vue d’un accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) entre le Maroc et l’UE, notant qu’il est +absolument nécessaire+ d’avoir un accord de libre-échange avec le Maroc qui sera bénéfique aux deux parties.

 

Retour sur le procès de Gdeim Izik

25 Fév

Kathryn Porter LHCRDepuis la semaine dernière, le verdict du procès de Gdeim Izik fait couler énormément d’encre au Maroc et en Europe. Deux ans après le démantèlement de ces camps dans les Provinces du Sud du Maroc, la fin de ce feuilleton judiciaire permet d’évaluer à sa juste valeur le système juridique marocain.

Il est important de rappeler les chefs d’accusation pour lesquels comparaisaient les activistes du Polisario. Au mois d’octobre-novembre 2010, ces personnes ont participé aux échaffourés de Gdeim Izik qui ont fait 11 morts parmi les forces de l’ordre, y compris un élément de la Protection civile et 70 blessés parmi les civils. Les corps des gendarmes avaient ensuite été mutilés avec une rare violence. On est bien loin de la vision romantique de cette affaire que le front Polisario tente de propager au sein d’une institution comme le Parlement européen, celle d’un procès politique où de simples manifestants seraient envoyés en prison au Maroc (C’est la teneur d’un courrier qui a été adressé à la plupart des députés européens la semaine dernière et qui occulte toutes les accusations de violences et de terrorisme…)

Malgré la sensibilité de ce procès au Maroc, force est de constater que le Royaume a joué le jeu de la démocratie selon de nombreux observateurs internationaux. Pour le Leadership Council for Human Rights (LHCR), l’une des plus importantes ONG des droits humains outre-atlantique, les inculpés ont eu « tous les recours et les garantis possibles au cours d’un procès qui s’est déroulé dans l’équité et la transparence ». Le rapport de cette organisation élaboré par des observateurs indépendants souligne que « les accusés ont aussi eu accès aux observateurs internationaux, aux journalistes et aux militants des droits humains qui suivaient le procès ». L’image d’un Maroc opérant dans l’ombre pour museler des revendications politiques semble bien désuète face à ces témoignages…

L’écrivain et journaliste espagnol, Chema Gil, présent lors du procès, va même plus loin en déclarant que le procès des individus impliqués dans les évènements de Gdeim Izik confirme que le Maroc est doté d’un système judiciaire inspiré d’un modèle constitutionnel avancé. Pour la Présidente du LHCR, ce procès démontre la volonté marocaine de respecter la primauté de la loi et sa volonté de préserver la dignité et la liberté de tous les Marocains.

31 janvier – 4 février : Voyage d’étude du groupe d’amitié Union européenne – Maroc

23 Jan

Du 31 janvier au 4 février une délégation d’eurodéputé issue du groupe d’amitié UE-Maroc se rend sur le territoire marocain pour y réaliser un voyage d’étude. L’ambition de ce déplacement est de pouvoir aborder en profondeur les dossiers principaux qui vont occuper l’actualité euro-marocaine dans les mois à venir : situation sécuritaire au Sahel et au Mali, accord de pêche UE-Maroc, solution au différend sur le sahara marocain…

La délégation présidée par Gilles Pargneaux (S&D) est composée de Gaston Franco (PPE), Constance Le Grip (PPE), Anémie Neyts (ALDE), Jean Roatta (PPE), Marie-Thérèse Sanchez-Schmid (PPE) et Karim Zeribi (EELV) rencontrera un nombre conséquent de personnalités politiques et associatives marocaines :

  • Dr Mohamed CHEIKH BIADILLAH, Président de la Chambre des Conseillers;
  • M. Karim GHELLAB, Président de la Chambre des  Représentants; 
  • M. Abdelilah BENKIRANE, Chef du Gouvernement ; 
  • La Commission Parlementaire Mixte UE- Maroc ;  
  •  M. Taïb FASSI FIHRI, Conseiller de Sa Majesté le Roi ;
  • M. Omar AZZIMAN, Conseiller de Sa Majesté le Roi, Président de la Commission Consultative pour la Régionalisation (CCR) ; 
  • M. Saad-Eddine EL OTHMANI, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération ; 
  • M. Driss ELYAZAMI, Président du Centre National des Droits de l’Homme ; 
  • M.  El Mostafa RAMID, Ministre de la Justice et des Libertés ; 
  • M. Mohand  LAENSER, Ministre de  l’Intérieur ; 
  • M. Aziz AKHANNOUCH, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime ;
  • M. Hamid CHABAT, Secrétaire Général du PI; 
  • M. Mustapha BAKKOURY, Secrétaire Général du PAM; 
  • M. Salaheddine MEZOUAR, Président du RNI ; 
  • M. Driss LACHGAR, Premier Secrétaire de l’USFP ;                         
  • le Wali de la Région Oued Eddahab Lagouira,  M. Hamid CHABBAR et les Elus de la Région
  • l’Ambassadeur de France à Rabat, M. Charles FRIES
  • l’Ambassadeur, Chef de la Délégation de l’Union Européenne à Rabat, M. Eneko LANDABURO
  • Mme Amina BOUAYACH, Vice-présidente de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme

Outre les rencontres à Rabat, la délégation va aussi se rendre dans la ville de Dakhla dans les Provinces du Sud afin d’évaluer la situation économique, sociale et humanitaire du Sahara marocain.

La reconnaissance du Sahara occidental par le Parlement suédois ou comment faire preuve d’irresponsabilité internationale

12 Déc

parlement suédoisLe Parlement suédois a reconnu, le 5 décembre 2012, la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD). C’est la première fois qu’un Parlement d’Europe reconnaît la RASD. Gilles Pargneaux, Président du groupe d’amitié UE-Maroc et député européen ne peut que déplorer le vote suédois.

La reconnaissance de la RASD par le Parlement suédois est triplement irresponsable. Irresponsable vis-à-vis de la recherche d’une solution politique et pacifique du conflit, de l’inquiétante situation au Sahel et de l’émergence tant attendue de l’Union pour le Maghreb Arabe.

Le conflit au Sahara marocain doit trouver une solution sous l’égide de l’ONU et il est du devoir des diplomates et hommes politiques européens de favoriser une solution politique dans ce confit. Adopter une position de franc-tireur comme l’a fait le Parlement suédois me semble tout à fait inutile et contreproductif.

La RASD ne remplit d’ailleurs pas les critères pour être reconnue comme un Etat à part entière. C’est le porte parole du ministère des Affaires Etrangères suédois, Anders Jörle, qui le reconnait lui-même : sans gouvernement assurant le contrôle du territoire, reconnaître la RASD est impossible. Or, force est de constater que le Polisario n’a absolument pas le contrôle de son territoire : trafic de d’armes, de drogues, traite d’être humain, recrutement terroriste sont le quotidien des habitants des camps de Tindouf. Ce n’est pas ce qu’on qualifierait de contrôle du territoire. Laisser penser qu’un territoire soumis aux tensions terroristes et aux frontières aussi poreuses que la RASD peut être autonome est totalement inconscient et dangereux. N’oublions pas que le Sahel, région limitrophe de la RASD, est la frontière géopolitique de l’extrême Sud de l’Union Européenne et que nous ne pouvons pas permettre qu’un Etat Polisario devienne un sanctuaire pour les terroristes qui sévissent dans le Nord Mali.

La proposition d’autonomie sous égide marocaine du Sahara marocain est le gage d’une sécurité que la reconnaissance de la RASD n’apportera jamais. Mais plus encore, c’est le gage d’une stabilité et d’une fin des tensions entre le Maroc et l’Algérie qui sera le terreau fertile pour l’éclosion de l’Union du Maghreb Arabe. Sans cet état de fait, la future union régionale est vouée à l’échec alors qu’elle pourrait être le meilleure partenaire de l’Union européenne pour peser face aux puissances économiques émergentes de la mondialisation. En reconnaissant la RASD, le Parlement suédois a apporté une pierre de plus à la montagne de difficultés qui empêche l’avènement du l’Union pour le Maghreb Arabe.